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CONVERGENCES JUIFS-NOIRS  Imprimer   Envoyer par mail
 


3 février 2005 / 01h00
- l'Afrique: un grand nombre d'habitants, un petit continent?

G.-P. E. -La perception que le monde a de l'Afrique est exactement inverse. Alors que dans la réalité elle compte un grand nombre d'habitants, on la considère comme un petit continent,
parce qu'elle ne fait pas cet effort pour s'affirmer devant les autres, pour vivre! On a l'impression que les juifs font le monde, qu'Israël est au centre de tous les intérêts, tandis que l'Afrique est appréhendée tout au plus comme un département français !

A. C. -Cette disproportion pourrait être le thème fondamental de notre entretien. Quand on y réfléchit, elle est proprement scandaleuse, inique. La comparaison de taille entre les uns et les autres m'inspire beaucoup, et je ne l'ai entendue développer nulle part !

G.-P. E. -Comparons ce petit Israël qui paraît géant, cette Afrique géante qui paraît dérisoire. Voyez ce que fait le juif pour habiter un désert. Regardez maintenant ce gâchis en Afrique, terre paradisiaque. La médecine est juive. Regardez quels efforts ont faits les savants juifs pour soigner l'humanité. Les intellectuels africains, eux, se contentent de revendiquer. On les entend prononcer des discours, mais où sont les actes ? On me dit qu'il y a des savants sur ce continent. Mais où sont-ils, que font-ils ? En Israël on ne proclame pas, on fait.

A. C. -C'est cette propension à co-créer, issue de l'Alliance avec Elohîms, qui nous pousse sans doute, en tous domaines, à apporter notre contribution au progrès de l'humanité !

G.-P. E. -Je voudrais revenir aux changements que vous proposez pour l'enseignement. Vous prônez l'enseignement de toutes les religions, et cela d'un point de vue qui ne serait pas dogmatique.

A. C. -Je le maintiens. Je regrette très profondément que les religions orientales soient ignorées à ce point. C'est pourtant la diversité qui fait la richesse de la pensée.

G .-P .E. -En tant qu'enseignant, je suis entièrement de votre avis. Dans les écoles, c'est l'humanisme qui doit oeuvrer, non le dogmatisme. L 'humanisme, c'est l'ouverture à soi et à l'autre, tandis que le dogmatisme est la fermeture. En tant qu' enseignant, je regrette de n'avoir eu la perception que du christianisme, un peu de l' islam. On doit aborder les religions avec célébration et détente. Cela transformerait l'homme et nous mettrait à l'abri des querelles stériles. On en apprendrait du même coup infiniment plus sur les langues, car les religions ne se conçoivent pas en dehors de leur langue. Il y a encore quelques dizaines d' années, l' alsacien était interdit à l' école. Cela me paraît représenter l'attitude générale vis-à-vis des différences de tous ordres. On aurait au contraire dû permettre la multiplicité et la coexistence des langues. L'oubli des religions, c'est l'oubli d'une partie de soi. L' autre est aussi une partie de moi. Il ne faut pas l'oublier.

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Haut de page Article rédigé par E.Y - Source : Le livre de l'Alliance, copyright Bibliophane
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- COLLOQUE Le visage. La rencontre de l’autre
Dimanche 10 octobre 2010 15h à 18h au Collège des Bernardins

- Monde noir, Monde juif , rencontres, émancipation
communication de Philippe Boukara, maître de conférences à l’I. E.P. de Paris


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