Le sommaire  
 
Juifs et Noirs minoritaires en Occident
Convergences Juifs-Noirs
Traces juives en Afrique
Les Juifs Noirs
Les Hebreux Noirs
A L'AFFICHE
Peuples en esclavage
Génocides juifs/génocides noirs
Immigrations juives/immigrations noires
colonisation et peuples colonisés, expatriés
Les grands hommes Africains, Antillais et Juifs anti-racistes
 

  La Newsletter  
  Pour recevoir
régulièrement
nos news
 

  Le Courrier  
 
>Voir 
 

  Les Liens  
 
>Voir 
 


  Accueil > A L'AFFICHE
 
A L'AFFICHE  Imprimer   Envoyer par mail
 


14 avril 2005 / 01h04
- MAN TO MAN, de Regis Wargnier,

avec Joseph Fiennes, Kristin Scott Thomas... En 1870, un anthropologue écossais ramène en Europe deux pygmées qui deviendront des bêtes de foire.Pour lui, ils sont le « chaînon manquant » entre le singe et l'homme.
Très vite, il s'apercevra de son erreur, mais il est déjà trop tard. Il va alors s'acharner à prouver que ces indigènes sont des hommes à part entière et non des animaux destinés à faire sensation dans les zoos.
Objets d'expérimentations, transformés en animaux de foire, les Pygmées se retrouvent enfermés dans un zoo.
Dénonciation de la colonisation, du racisme – toujours d'actualité –, droit à la différence, on voit bien ce qui a pu attirer Régis Wargnier dans un tel sujet .

Secrets de tournage
Clive Owen pressenti
Régis Wargnier révèle que : "Pour le rôle de Jamie, j'avais rencontré Clive Owen qui voulait absolument le faire mais qui n'a plus été libre aux bonnes dates. Puis j'ai rencontré Joseph Fiennes, et j'ai été aussitôt séduit par son regard, sa sensibilité (...)"

Un réalisateur exigeant
Contrairement à Woody Allen, qui délivre, avec la rigueur d'un métronome, un film tous les ans, Régis Wargnier prend son temps. Il nous révèle pourquoi il se fait si rare au cinéma : " J'ai de plus en plus de mal à trouver des histoires qui me mobilisent. C'est pourquoi le temps entre mes films est de plus en plus long, même si je n'ai pas arrêté de travailler. Trois ans, puis quatre, et cette fois, cinq années d'écart avec mon film précédent. Là j'ai été emporté, sans doute parce qu'une partie de moi, de ce que j'ai vécu, m'a poussé vers cette histoire. [...] Mais je ne voulais pas faire un film à thèse. Dans Man to man , il y a une dramaturgie, des personnages, et si à travers eux, par le biais de cette histoire, le coeur des spectateurs est touché par les pygmées, on aura gagné."

Un tournage épique et international
Régis Wargnier raconte : "J'avais une équipe formidable. Il a fallu que je m'impose à eux. D'abord c'était la première fois que ces techniciens anglais voyaient un metteur en scène ne pas rester assis derrière son combo. Je ne veux pas d'un combo sur le plateau, avec toute l'équipe qui glousse derrière. De même que je ne vois pas les rushes. Cela remonte à Indochine. [...] Ensuite les techniciens ont vu que j'étais toujours sous la caméra, au plus près des acteurs. [...] Je ne serais pas parti sur un film aussi chargé de défis sinon de problèmes techniques sans avoir à mes côtés des gens en qui j'avais une totale confiance, et avec lesquels j'avais déjà travaillé (...) : Laurent Dailland, directeur de la photo, Pierre-Yves Gayraud aux costumes, et Guillaume Sciama au son. La première semaine de tournage nous a rapidement soudés, anglais et français. On tournait dans le décor de la cascade. On avait prévu de n'y tourner que le début, mais une fois sur palce on a décidé d'y faire aussi la fin. Du coup, comme on était à deux heures de piste de la ville, on a tous campé sur place. Cent vingt petites tentes, avec douches en commun, et un grand barnum pour les repas, ça rapproche vite une équipe.

Un thème toujours d'actualité
Dans Man to man, les britanniques colonialistes dans leur majorité voient les pygmées comme des animaux, des êtres inférieurs. Selon Régis Wargnier, sa volonté de traiter ce sujet maintenant vient d'un constat : "Nous sommes hélas encore dans une époque de racisme, d'incompréhension, de lutte". Il précise aussi : "mon attirance plus profonde pour ce sujet vient aussi de mon passé. Je suis né après la deuxième guerre mondiale, dans une Europe encore très pleine de relents racistes, même après la découverte des camps nazis. J'habitais l'Est de la France, une région encore nourrie de racisme et d'antisémitisme. Mon père était militaire, attaché aux valeurs, à l'esprit des guerres coloniales. L'expansion des empires coloniaux était justifiée par le fait qu'on ramenait dans les métropoles des indigènes vivant dans nos colonies, on montrait à quel point ils étaients sous développés, de notre point de vue, et ainsi on confortait notre mission civilisatrice, on justifiait l'expansion et la guerre.".

A la recherche des pygmées pour le film...
Régis Wargnier nous raconte cette longue quête : "A chaque film que j'ai réalisé, j'ai eu un défi de casting à relever (...). Le défi des pygmées de ce film était évidemment le plus difficile. Il fallait les avoir trouvés en Novembre, pour un tournage démarrant en février. Nicolas Ronchi, qui s'est occupé de ce casting, était sur place à Abidjan (...), il a parcouru plusieurs pays : Côte d'Ivoire, Gabon, Cameroun, il est allé au Congo Brazzaville, et aussi au Congo Kinshasa, l'ex-Zaïre. On a cherché partout où il y a des pygmées, sauf en Centre Afrique, car là bas, c'était vraiment trop dangereux. [...] Nicolas a rapporté de son périple énormément de cassettes. Je les ai visionnées, j'ai fait des choix. Je l'ai rejoint à Brazzaville , là il m'a montré de nouvelles cassettes et j'ai vu un visage qui m'a accroché. C'était Lomama."

Un auteur très impliqué
William Boyd et Régis Wargnier étaient amis depuis longtemps quand le second a proposé au premier de collaborer à l'adaptation de son roman. Selon le réalisateur : "C'est très simple, il a apporté l'Angleterre, et plus précisément, la société britannique victorienne, avec ses moeurs, ses comportements, son système de classe, et cette émotion toujours contenue. Il a apporté beaucoup de nuances. Il a véritablement remis le scénario dans une perspective victorienne, ce mot que j'ai entendu durant plus d'un an en préparant et en tournant le film. Il a aussi contrôlé le foisonnement de notre première version, il y a mis de l'ordre.

Le Figaro
- Dominique Borde
Man to man, avec son message généreux, est un tableau de plus à accrocher dans la grande galerie des films humanistes. On regarde, on y vibre, on s'en indigne comme le visiteur respectueux et intéressé d'un musée à intention romanesque et à vocation pédagogique. Après tout, il y a plus d'un siècle d'écart entre cette histoire et nous. Le cinéma peut aussi servir à estimer les distances sans jeter de pont artificiel entre le passé et les leçons qu'il nous a appris à ne pas retenir.
Voir aussi : La revue de presse de "Le Figaro"

France Soir
- Richard Gianorio
Kristin Scott Thomas est toujours impeccable dans ce film d'aventures passionnant de bout en bout, luxueuse reconstitution de l'Empire britannique victorien au temps de l'épopée coloniale. On apprécie.
Voir aussi : La revue de presse de "France Soir"

Le Monde
- Thomas Sotinel
Régis Wargnier retourne un genre cinématographique comme un gant, tout en en respectant les formes. Man to Man sera à la fois un film d'action et l'analyse des sales coups que ce genre cinématographique a servi à couvrir (...). La réussite de Man to Man tient à la fermeté avec laquelle ce parti pris d'originalité est tenu, et la résonance qu'il trouve avec la manière cinématographique grave, un peu emphatique de l'auteur (...). Kristin Scott Thomas est parfaite en amazone endurcie (...).
Voir aussi : La revue de presse de "Le Monde"

Studio Magazine
- Thierry Cheze
(...) ce film (...) apporte un témoignage singulier. Car Wargnier ne martèle pas son message (...). Comme d'habitude, il tente de capter l'attention en touchant au coeur par son histoire. Un récit romanesque, nourri de sacrifice et d'héroïsme, où la mort côtoie le sentiment amoureux. Et l'émotion, la plus belle des pudeurs. D'aucuns reprochent à Wargnier son classicisme. Si celui-ci est synonyme d'élégance de mise en scène et de perfection de casting, on ne peut lui faire plus beau compliment.
Voir aussi : La revue de presse de "Studio Magazine"

Première
- Stéphanie Lamome
Avec brio et sans sentimentalisme, Régis Wargnier réalise une fable humaniste autour du "mythe du sauvage" qui fait froid dans le dos, en remontant aux origines scientifiques du racisme. Histoire de rappeler que les zoos humains ont vraiment existé.
Voir aussi : La revue de presse de "Première"

Le Figaroscope
- Emmanuèle Frois
L'audace est à saluer, l'aisance avec laquelle il est arrivé à se fondre à son sujet, à s'effacer derrière les paysages d'Afrique centrale, à reconstituer les codes de la société victorienne, aussi. Kristin Scott Thomas campe l'héroïne " wargnierienne " par excellence, fière, libre et indépendante. Joseph Fiennes incarne avec justesse ce scientifique. (...) film en fin de compte " very British ". (...) Wargnier en jouant sur d'autres couleurs, classiques et académiques, nous offre un plaisir presque démodé.
Voir aussi : La revue de presse de "Le Figaroscope"

Paris Match
- Christine Haas
En racontant le formidable destin de ses personnages, Régis Wargnier signe une fresque morale, remontant aux origines du racisme. Le récit à rebondissement multiples (...) garde un ton résolument romanesque et prend la forme d'un film d'aventures élégant et efficace.
Voir aussi : La revue de presse de "Paris Match"

Zurban
- Véronique Le Bris
Il faut reconnaître à ce réalisateur un certain talent pour choisir des sujets originaux mais ils sont hélas souvent desservis par un traitement empreint d'un humanisme manichéen. Sans cet éloge de bons sentiments, Man to Man aurait toutes les vertus nécessaires pour emporter l'enthousiasme : une belle histoire un excellent casting (...), une vaillante reconstitution et évidemment de justes intentions.
Voir aussi : La revue de presse de "Zurban"

Télérama
- Pierre Murat
Régis Wargnier livre un film d'aventures à l'ancienne (...) mêlant joyeusement lyrisme, spectaculaire et imagerie naïve. (...) Man to man a le charme et les défauts des serials (...). Kristin Scott Thomas, qui réussit à être très bien tout le temps, change de comportement toutes les dix minutes. Plane sur ce film pas tout à fait abouti une cruauté typiquement britannique, où c'est l'âme d'une société qui est disséquée au scalpel.
Voir aussi : La revue de presse de "Télérama"

Cinéastes
- Hendy Bicaise
Le seul véritable hic est que la démonstration proposée par le cinéaste via le personnage de Joseph Fiennes durant tout le film (...) ne s'adresse pas seulement à ses congénères fictionnels (...), mais tout autant au spectateur (...). C'est cet acteur (Lomama Toseki), au regard puissant, qui apportera quelques scènes mémorables à Man to Man. Apeuré ou révolté, sa dynamique physique se jouxte à celle d'un Wargnier alerte (...). Man to Man ? aussi imparfait soit-il ? sait hanter son spectateur, quelques bonnes heures.
Voir aussi : La revue de presse de "Cinéastes"




Haut de page Article rédigé par Y.M - Source : allocine.com
0
 

- Histoire d’avenir : métissage et tolérance
Du lundi 11 au dimanche 24 avril, la 4e édition du festival Histoire d’avenir, organisé par l’association Métisse à Nantes et son collectif, reste fidèle à ces principes : “Se regarder en face, dire plus jamais ça, créer un pont entre le passé et l’avenir

- NOUS PLEURONS UN GRAND HOMME
L‘Amitié judéo-noire a appris avec beaucoup d’émotion le décès du Pape Jean Paul II, véritable pèlerin de la Paix.

- MAN TO MAN, de Regis Wargnier,
avec Joseph Fiennes, Kristin Scott Thomas... En 1870, un anthropologue écossais ramène en Europe deux pygmées qui deviendront des bêtes de foire.Pour lui, ils sont le « chaînon manquant » entre le singe et l'homme.

- "Afrique de l’Ouest regards sur… et paroles de…"
avec la Maison des Citoyens du monde . Du 1er au 24 avril, la Maison des Citoyens du Monde associe pour la 4ème édition de "Regards sur " la Compagnie du Fol Ordinaire pour co-réaliser "Afrique de l’Ouest regards sur… et paroles de…".

- Jacques Chirac célèbre le «dialogue des cultures»
lefigaro.fr (avec AP) 20 juin 2006, (Rubrique Culture)

- QUI EST RAMA YADE?
Elle est née le 13 décembre 1976 à Dakar au Sénégal, d’un père diplomate, secrétaire particulier du Président de la République sénégalaise, Léopold S. Senghor qui la sensibilise à la politique dès son plus jeune âge, et d’une mère professeur d’histoire.

- COMMUNIQUE DE PRESSE DE L'AMITIE JUDEO-NOIRE
L'amitie judeo-noire s'associe a la joie de millions d'hommes et de femmes du fait de l'election cette nuit de Barack Obama a la presidence des Etats-Unis.


© Amitiejudeonoire.com 2005 - Design Dialect'Image - Réalisation Inov@net