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JUIFS ET NOIRS MINORITAIRES EN OCCIDENT  Imprimer   Envoyer par mail
 


4 mai 2005 / 02h39
- A Londres, le Parti travailliste risque de perdre un fief électoral en raison de la guerre en Irak

Londres, Jean-Pierre Langellier, LE MONDE, 03.05.05 Fille d'un Afro-Américain et d'une Britannique, Oona King, 37 ans, est noire et juive.
Fille d'un Afro-Américain et d'une Britannique, Oona King, 37 ans, est noire et juive... et son mari est italien. Cette députée travailliste est un peu à l'image de la circonscription qu'elle représente depuis 1997 : Bethnal Green, au coeur de l'East End londonien, le quartier le plus pauvre de la capitale et l'un des plus métissés.
Ce Londres populaire a une histoire riche et turbulente. Il a accueilli des vagues successives d'immigrants : huguenots, Irlandais, Chinois, juifs d'Europe centrale. Il abrite aujourd'hui 50 % de "non-Blancs" , dont 45 % de musulmans, en majorité bangladais. C'est le quartier de Jack l'Eventreur, le tueur en série de prostituées qui sévissait à Whitechapel. La gauche politique et syndicale y a fait ses classes, en 1936, contre les "chemises noires" du fasciste Oswald Mosley, qui chassaient "du juif" , ou sur les docks de la Tamise. Le Labour y règne en maître depuis 1945.
Cette suprématie est aujourd'hui menacée par l'un de ses anciens membres, George Galloway, 50 ans, député écossais, sulfureux franc-tireur, ancien grand ami de Saddam Hussein et farouche opposant à la guerre en Irak, expulsé du parti en 2003 après avoir qualifié Tony Blair de "loup" . Sa circonscription écossaise ayant disparu à l'occasion d'un redécoupage électoral, il a choisi de venir défier le Labour dans l'un de ses bastions vulnérables. Le duel sans merci King-Galloway est l'un des plus venimeux du scrutin législatif du 5 mai.
Lors du triomphe du Labour, en 1997, Oona King faisait partie des "Blair Babes" , ces nouvelles élues symbolisant le renouveau du travaillisme. Elle était alors la plus jeune députée issue d'une minorité ethnique. Avocate de la cause palestinienne, elle a su surmonter le handicap de sa judéité auprès de son électorat musulman et a été confortablement réélue, en 2001, avec plus de la moitié des suffrages.
Comme elle le rappelle dans les tracts qui s'empilent sur les tables de sa permanence électorale, Oona King a "travaillé dur" pour les familles de l'East End, dans un quartier où le taux de chômage autour de 10 % est l'un des plus élevés du royaume, où les locataires, en majorité dans des HLM de la municipalité, sont trois fois plus nombreux que la moyenne nationale et où plus d'un enfant sur d'eux apprend l'anglais comme seconde langue. Son bilan parlementaire est plus flatteur que celui de son adversaire, dilettante mais excellent orateur, qui n'a participé en 2004 qu'à 1 % des votes aux Communes.
Mais Oona King a commis un péché mortel : elle a approuvé la guerre en Irak. Une grande partie de son électorat musulman ne le lui pardonne pas et veut la sanctionner le 5 mai. Consciente du risque politique qu'elle a pris, elle n'a pourtant eu aucun d'état d'âme en cautionnant l'invasion militaire pour une raison simple : elle militait depuis plusieurs années, déjà, pour le renversement de Saddam Hussein, qu'elle accusait de génocide.
A "Banglatown" , surnom de son quartier, on n'entre pas dans ces nuances. On la tient pour une va-t-en-guerre contre l'islam, et on le lui fait savoir parfois rudement. A deux reprises, en particulier lors d'une cérémonie à la mémoire des victimes de la shoah, des manifestants l'ont bombardée d'oeufs. Des inconnus ont également crevé les pneus de sa voiture. Beaucoup nourrissent à son égard une vive rancune, parfois haineuse. Elle accuse l'entourage de son rival de la combattre sournoisement, en rappelant qu'elle est juive.
George Galloway brigue son siège, sous la bannière de Respect, une coalition d'associations pacifistes et d'extrême gauche qui présente des candidats dans 35 circonscriptions. Habile, un rien démagogue, porte-parole autoproclamé des valeurs traditionnelles du Labour, champion des pauvres et des musulmans, il dit à son public, après quelques mots d'arabe, ce qu'il veut entendre. Il se pose en défenseur des "valeurs morales" prêtées à l'islam, notamment le refus de l'avortement. Ce qui importe avant tout, c'est que George Galloway, profondément antiaméricain et anti-israélien, a transformé la lutte de Bethnal Green en un véritable référendum sur la politique irakienne.
Pour le Labour, perdre ce bastion populaire aurait un effet désastreux. Plusieurs ministres et Cherie Blair, l'épouse du premier ministre, sont venus, tour à tour, soutenir Oona King.
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http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-645592,0.html




Haut de page Article rédigé par Y.M - Source : www.lemonde.fr
 

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