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COLONISATION ET PEUPLES COLONISÉS, EXPATRIÉS  Imprimer   Envoyer par mail
 


26 décembre 2005 / 23h11
- Loi et mémoire

LE MONDE | 25.12.05
La querelle, qui rebondit depuis des mois, sur le traitement de la période coloniale dans les manuels d'histoire reposait sur l'idée que ces ouvrages donnaient une vision tronquée, voire orientée, de cette époque. C'est la justification officielle d'un amendement introduit par la droite — et voté par les députés de gauche présents dans l'Hémicycle — dans la loi du 23 février, exigeant que programmes et manuels "reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer". Même si, sans le dire, les députés visaient avant tout l'électorat rapatrié, important dans les régions du Sud.

Le Monde a voulu savoir ce qu'il en était. Nous avons consulté les programmes et lu les neuf manuels scolaires disponibles. Or le reproche de la droite n'est pas plus fondé que celui, inverse, avancé par une partie de la gauche, qui accuse l'éducation nationale de faire le silence sur la réalité de la colonisation. Le sujet est bien au programme (en 4e, et en première ou terminale, selon les séries), et les manuels le traitent de façon sérieuse, équilibrée. S'il est vrai que les épisodes dramatiques liés à la décolonisation ont longtemps occulté, de fait, l'histoire de l'empire colonial lui-même, ce n'est plus le cas, même si l'on peut regretter que peu d'historiens travaillent sur ces sujets. Autrement dit, un article d'une loi publiée au Journal officiel de la République française repose, dans une large mesure, sur une mauvaise information, des procès d'intention ou une volonté d'imposer une "histoire officielle".

Le système politique français se voit souvent reprocher sa propension à légiférer sans mesure. Il existe aussi des lois dites "de circonstance", créées pour régler un problème particulier, non pour traiter une question de portée générale, comme c'est la vocation de la loi. Le tout débouche sur une législation pléthorique, complexe, parfois impossible à appliquer. Avec l'article litigieux de la loi de février, une autre dérive apparaît. Non seulement les parlementaires sont sortis de leurs compétences pour mettre à mal l'indépendance des historiens, mais ils l'ont fait de la pire manière : en partant de préjugés et d'idées toutes faites, sans avoir cherché à juger sur pièces. Résultat ? Des déchirements inutiles, des emportements hors de propos, des querelles inutiles et malsaines. Au bout du compte, le monde politique n'a pas à être très fier de cet épisode.

Trois autres lois, d'une tout autre nature que celle du 23 février (la loi Gayssot réprimant la négation des crimes contre l'humanité, celle reconnaissant le génocide arménien, celle enfin reconnaissant l'esclavage), touchent, elles aussi, au domaine sensible de la mémoire, et suscitent toujours des polémiques.
(...)
POUR LIRE LA SUITE
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-724339,0.html




Haut de page Article rédigé par Y.M - Source : lemonde.fr
 

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