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COLONISATION ET PEUPLES COLONISÉS, EXPATRIÉS  Imprimer   Envoyer par mail
 


26 décembre 2005 / 23h17
- Au Mali, des ouvrages prudents et mesurés

LE MONDE | 25.12.05 BAMAKO ENVOYÉ SPÉCIAL
Systématiquement explorée et conquise, (l'Afrique) fut soumise à l'exploitation économique de l'Europe, malgré une résistance farouche des Africains." N'était une insistance sur ce dernier point et une présentation nettement moins luxueuse, le manuel scolaire diffusé par le ministère malien de l'éducation pour la classe de 9e (comparable à la 3e française) ne diffère pas fondamentalement de ses équivalents français.

Déclinant "les différentes formes de l'impérialisme", il présente la géographie des conquêtes coloniales et l'histoire des "résistances aux Français et aux Anglais de 1860 à 1902", sans occulter le fait que la pénétration des Européens fut facilitée par "le manque de cohésion et d'armement moderne, les rivalités ethniques et la politique du "diviser pour régner"".

Le manuel malien est plus précis que les manuels français en expliquant que "le respect et la soumission aux Blancs devaient être de rigueur à tout moment", et en détaillant les sanctions prévues par le régime de l'indigénat : "travaux forcés, incarcération sans jugement".

"Indirectement, admet le livre édité à Bamako, la colonisation a eu quelques conséquences positives : construction de routes, prospection minière, réalisation de cartes et réalisation de chemins de fer."

Mais "la colonisation a eu surtout des conséquences néfastes", explique l'ouvrage, citant le délaissement des cultures vivrières au profit des "cultures d'exportation", et la mainmise des "capitalistes métropolitains" sur l'industrie extractive.

PEU DE MARGE DE MANOEUVRE

Quant à la politique de santé, elle visait à "conserver le capital humain pour pouvoir faire travailler et fructifier le capital argent", ajoute le manuel.

Enfin, la montée de l'individualisme aux dépens de "la solidarité familiale" est citée parmi les conséquences néfastes de la colonisation.

Les élèves maliens ont bien d'autres préoccupations que les controverses sur l'histoire coloniale. "La plupart de mes étudiants connaissent très peu l'histoire. Tout ce qu'ils veulent, c'est passer leur diplôme et quitter le pays, témoigne Balla Konaré, chargé de cours à la faculté de sciences juridiques de Bamako. Beaucoup de familles portent les séquelles de la colonisation mais ici, ni les politiques ni les médias ne s'emparent de la polémique française sur la colonisation qui met pourtant en cause notre droit à l'autodétermination. Paradoxalement, c'est Radio-France internationale qui nous renvoie le débat."

L'universitaire insiste sur la "fierté de l'histoire nationale" mais aussi sur le peu de marge de manoeuvre de son pays : "Nos livres d'histoire sont subventionnés par la coopération française et les autorités ont très peur de critiquer la France, de compromettre nos rapports avec elle."

Le Mali est aussi échaudé par l'exploitation nationaliste de l'histoire sous le régime de Moussa Traoré (1968-1991) qui persécuta notamment les intellectuels. Pour toutes ces raisons, explique M. Konaré, "l'Etat ignore son rôle dans la restitution de l'histoire, et la recherche sur la période coloniale est inexistante faute de financement".

Mais le pays, insiste l'enseignant de Bamako, ne tire pas de l'histoire coloniale un sentiment d'hostilité à l'égard des Français. Modibo Kéita, premier président du Mali d'après l'indépendance, a joué un grand rôle dans cet apaisement des consciences.
(...)

Ph. B.
POUR LIRE LA SUITE:
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0,50-724343,0.html




Haut de page Article rédigé par Y.M - Source : lemonde.fr
 

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Diplomatie. Souleymane Cissé, cinéaste malien, analyse les relations entre la France et le continent. Par Thomas HOFNUNG Libération, samedi 03 décembre 2005


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