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GÉNOCIDES JUIFS/GÉNOCIDES NOIRS  Imprimer   Envoyer par mail
 


22 novembre 2006 / 22h35
- Le Rwanda dénonce la "manoeuvre" du juge Bruguière

LE MONDE | 22.11.06 Ragots", "foutaise et calomnie". Les autorités rwandaises ont vivement réagi, mardi 21 novembre, après l'ordonnance du juge français Jean-Louis Bruguière mettant en cause le président Paul Kagamé
et neuf personnalités dans l'attentat contre l'avion du président Juvénal Habyarimana ayant précédé le génocide des Tutsis en 1994.

"L'action du juge Bruguière n'est que le prolongement de cette guerre que nous mène la France, a affirmé le ministre des affaires étrangères, Charles Murigande, à Radio France internationale. Elle vise à alléger la conscience de la France, très surchargée par l'horreur du génocide rwandais (...), à nous faire taire sur le rôle néfaste de certains milieux français dans le génocide." Estimant que "cette manoeuvre du juge Bruguière est téléguidée par les milieux militaires et du renseignement français", le ministre a constaté que "les efforts de normalisation en cours (entre le Rwanda et la France) vont en prendre un coup". "Ces allégations sont totalement infondées. Ce sont des enjeux politiques plutôt qu'une procédure judiciaire", a appuyé le ministre de la justice, Tharcisse Karugarama.

Le gouvernement français, lui, s'est retranché derrière le principe de séparation des pouvoirs pour refuser de commenter la décision du juge. "Nous sommes attachés aux relations entre la France et le Rwanda et souhaitons continuer à travailler ensemble, notamment pour contribuer à la stabilisation de la région des Grands Lacs", a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay, Jean-Baptiste Mattéi. Mardi, le juge Bruguière, qui s'apprête à émettre neuf mandats d'arrêt, a reçu l'avocat de la famille du commandant de bord victime de l'attentat du 6 avril 1994 à Kigali, partie civile. "Les familles se sentent enfin soutenues par la justice française", s'est félicité Me Laurent Curt.

Le procureur du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) chargé de poursuivre les responsables du génocide, mais qui n'a pas enquêté sur l'attentat de 1994, n'avait fait aucun commentaire, mercredi matin. Les avocats de la défense au TPIR ont salué le travail du juge français. "C'est très positif, même si cela risque de paraître comme une réponse du berger à la bergère", a déclaré Me Raphaël Constant, défenseur du colonel Théoneste Bagosora, accusé d'être le "cerveau" du génocide.

Kigali a en effet créé une commission d'enquête sur le rôle de la France dans le génocide, et des auditions publiques ont démarré le 24 octobre. (...)
Philippe Bernard

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http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3212,50-837228,0.html

André Guichaoua, sociologue, expert auprès du procureur du TPIR
"L'attentat ne peut être considéré comme la cause du génocide"
LE MONDE | 22.11.06 | 14h45

uelle est la place de l'attentat du 6 avril 1994 dans le génocide des Tutsis au Rwanda ?

Le débat sur l'attentat tourne autour d'une question faussée : savoir qui en est l'auteur désignerait celui qui porte la responsabilité des événements qui l'ont suivi. Ceux qui ont mis en oeuvre le génocide ne l'ont pas fait parce qu'il y a eu un attentat. Les dirigeants du FPR (Front patriotique rwandais, guérilla tutsie) ont pris le risque du génocide, sans doute en connaissance de cause. Les extrémistes hutus ont eu besoin d'une semaine pour concrétiser leur projet génocidaire et en mettre en place les structures. Mais l'attentat en tant que tel ne peut pas être considéré comme la cause du génocide. Le génocide est l'aboutissement d'une stratégie politique, mise en oeuvre par des groupes extrémistes hutus qui ont utilisé l'attentat pour déclencher cette apocalypse.

Comment expliquez-vous que les procureurs successifs du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) aient esquivé la question de l'attentat ?

Au regard de la monstruosité du génocide, comme beaucoup d'autres instances, politiques, idéologiques, morales, ils ont estimé que toute approche autre que le discours manichéen qui a prévalu jusqu'à maintenant n'était ni audible ni recevable. A cela se sont assurément ajoutés des pressions ou des calculs politico-diplomatiques, voire le refus de se confronter à des situations complexes, qui ont peu à voir avec la justice.

Parlez-vous d'obstruction de la part de l'ONU ?

L'ONU n'est que le porte-parole de ses membres, et la majorité d'entre eux, pour des raisons diverses, se sont retrouvés solidaires pour étouffer ce dossier.

De quelle marge de manoeuvre dispose le procureur ?

Engager des poursuites reste du ressort du procureur. Mais est-il imaginable que la politique du parquet puisse se dispenser de poursuivre l'ensemble des protagonistes impliqués dans la guerre et les massacres ? Les soupçons portés contre l'Armée patriotique rwandaise et son chef incontesté, Paul Kagamé, dans un ensemble d'assassinats et de massacres commis pendant l'année 1994, s'ajoutent à la responsabilité présumée dans l'attentat.

Au cours des enquêtes que vous avez conduites depuis douze ans, quelles sont vos conclusions sur la planification du génocide ?

Il me semble que les juristes ont du mal à étayer leurs thèses en matière de planification. En ce qui concerne les investigations qu'il a été possible de mener à ce jour, ce qui apparaît indiscutable est que des groupes extrémistes hutus assumaient l'éventualité d'un tel projet et étaient prêts à le mettre en oeuvre. A mes yeux, on ne peut parler de planification qu'à partir du moment où ces groupes se sont assuré la maîtrise de l'appareil d'Etat, et il a fallu plusieurs jours (après l'attentat du 6 avril 1994) pour mettre en place un gouvernement, soumettre l'armée (...)
Propos recueillis par Stéphanie Maupas
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http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3212,36-837229@51-836711,0.html

A Arusha, il n'y a pas eu de "Nuremberg africain" pour le génocide rwandais
LE MONDE | 22.11.06 | 14h45 • Mis à jour le 22.11.06 | 14h45
NAIROBI CORRESPONDANT

l'aune des cent jours, seulement, qui ont été nécessaires pour assassiner 800 000 personnes au Rwanda pendant le génocide de 1994, les délais de la justice internationale pour juger les principaux responsables du "crime des crimes" semblent étrangement étirés. Créé dans l'urgence quatre mois après la fin des massacres, le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) s'est installé, après bien des hésitations, à Arusha, en Tanzanie. Il a dressé son premier acte d'accusation en novembre 1995. Onze ans plus tard très exactement, la juridiction voit approcher le moment de fermer ses portes sans avoir donné le sentiment, parallèlement, que la justice autour du génocide a été vraiment rendue. En douze ans, 21 personnes ont été jugées, leurs dossiers clos ; 7 procès sont encore en appel ; 7 accusés ont été relâchés, 26 sont encore en train d'être jugés. Douze personnes incarcérées au centre de détention du TPIR, enfin, attendent de passer devant la justice internationale, alors que 18 suspects sont toujours en fuite. Il n'est pas garanti que, additionnés, ces chiffres permettent de considérer, lorsque les procès en première instance cesseront, le 31 décembre 2008, que toute la justice du génocide aura été faite.

Le contraste avec Nuremberg est frappant. En 1945, en un an seulement, plus de 20 dirigeants nazis avaient été jugés par les vainqueurs de la seconde guerre mondiale, lors de procès qui avaient permis également de mieux cerner le déroulement de l'Holocauste et sa préparation. En comparaison, le TPIR, depuis sa création, semble avoir rendu la justice en pointillé. La lenteur pour engager les procès, y compris les plus importants, a été l'un des reproches les plus sérieux adressés à la juridiction internationale. Dans le cas du dossier de l'attentat contre l'avion de Juvénal Habyarimana, il ne s'agit pas d'indolence. L'événement déclencheur du génocide n'a jamais fait, jusqu'ici, l'objet d'enquêtes approfondies, et encore moins de poursuites, pour des raisons d'ordre politique. Alors, mentionné dans chaque procès ou presque, l'attentat est décrit en termes contournés. On mentionne à l'audience un "avion qui s'est écrasé" ou "qui est tombé". A la suite des conclusions de l'enquête du juge Bruguière, le TPIR est à présent invité à se prononcer à ce sujet. Le parquet ne pouvant lancer, en raison de son immunité de chef d'Etat, des poursuites contre l'actuel président rwandais, Paul Kagamé, soupçonné d'être le commanditaire de l'attentat, il souhaite confier le dossier au Tribunal d'Arusha.

JUSTICE DE DEUXIÈME CLASSE

Ce n'est pas le seul point aveugle du génocide dans son traitement par la juridiction internationale. Les faiblesses du parquet ont été l'un des principaux handicaps de la juridiction, notamment pour ce qui concerne sa "planification". Dans le premier procès des "militaires", le colonel Théoneste Bagosora a été accusé d'avoir été le "cerveau" du génocide, notamment parce qu'il aurait participé, selon le bureau du procureur, à une réunion dès 1991, trois ans avant les massacres, qui aurait été l'acte fondateur du projet génocidaire, sans tenir compte que l'un des participants à cette fausse "conférence de Wannsee" rwandaise, un officier hutu, est l'actuel ministre de la défense à Kigali.

D'une manière générale, le laxisme souvent observé à Arusha aura laissé perplexe plus d'un observateur, imposant l'idée qu'au bout du compte le génocide rwandais n'aura bénéficié que d'une justice de deuxième classe où, pendant plus d'une décennie, le comique a côtoyé le tragique, comme lorsque Hassan Ngeze, ancien cireur de chaussures devenu l'un des chantres de la propagande raciste et meurtrière du "Hutu Power", inondait de déclarations d'amour torrides, par courriel, une magistrate du Tribunal chargée de son dossier. Le Tribunal a aussi été le lieu de ratages monumentaux, allant jusqu'à frôler l'erreur judiciaire, comme lorsque le général Léonidas Rusatira, un "juste" qui avait sauvé des Tutsis et avait eu le courage de s'opposer aux massacres, a été arrêté en 2002 et inculpé pendant quelques mois.

Ces manquements tiennent, en partie, au fait que le TPIR n'a pas été conçu comme un tribunal de vainqueurs. Au contraire, selon le titre de l'enquête réalisée par Thierry Cruvellier, seul journaliste étranger à avoir passé une demi-décennie à Arusha pour y suivre les procès, le TPIR serait un "tribunal de vaincus", les vaincus étant représentés par la communauté internationale, qui a échoué à prévenir, puis à stopper le génocide.

Le Tribunal doit commencer à fermer ses portes le 31 décembre 2008, lorsque prendront fin les procès en première instance. (...)
Jean-Philippe Rémy
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http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3212,36-837230@51-836711,0.html


Haut de page Article rédigé par Y.M - Source : lemonde.fr
 

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