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JUIFS ET NOIRS MINORITAIRES EN OCCIDENT  Imprimer   Envoyer par mail
 


6 novembre 2008 / 05h03
- Pap Ndiaye: "A quand un Obama français?"

Par Marc Epstein, Pierre Ganz, L'EXPRESS, le 05/11/2008 Pap Ndiaye est enseignant à l'Ecole des hautes études en sciences sociales.

Cet historien est un spécialiste des populations noires aux Etats-Unis et en France (1). Avant la victoire d'Obama, il s'interrogeait sur les chances de voir un tel parcours dans l'Hexagone.


Quelle signification aurait l'élection de Barack Obama?

Considérable. 2008 entrerait dans les livres d'histoire et l'événement aurait un retentissement mondial. Sur le plan symbolique, d'abord, les Etats-Unis tourneraient la page d'une histoire fortement marquée par des rapports de domination raciale. Pour autant, un scrutin ne change pas, d'un coup de baguette magique, la société américaine : celle-ci reste marquée par des inégalités, qui se sont profondément accrues au cours des dernières années. Etre noir, aux Etats-Unis, cela demeure un handicap social et un obstacle pour l'accès à certaines filières d'éducation, à divers métiers, sans oublier l'accès aux soins. L'élection d'Obama montrerait que les Etats-Unis dépassent, en quelque sorte, leur propre histoire raciale. Mais la société, pour sa part, reste héritière du passé.

Barack Obama est un métis. Cette identité particulière le rend-il plus éligible pour l'électorat blanc?

Oui, car il ne renvoie pas au passé, à l'esclavage et à la ségrégation. C'est un homme aux origines diverses, qui a réussi. En ce sens, il s'inscrit très bien dans le rêve américain.

Et son épouse, Michelle?

Elle revendique une forme d'identité afro-américaine. Beaucoup de conseillers d'Obama craignaient qu'elle n'effraie une partie des électeurs. C'est la raison, sans doute, pour laquelle elle a été plutôt discrète pendant la campagne. Pour les Noirs américains, l'idée que la première dame pourrait être une Afro-Américaine représente quelque chose de considérable.

Si les Français pouvaient voter aux Etats-Unis, à en croire les sondages, Barack Obama raflerait 80 % de leurs voix. Qu'en pensez-vous?

Beaucoup, en France, ont hâte de dire adieu à l'administration Bush. Et puis, Barack Obama représente une forme d'espoir. Mais il y a une certaine hypocrisie de la part des leaders politiques français à applaudir le candidat démocrate. Dans notre pays, on n'observe pas grand-chose pour favoriser l'éclosion d'Obama français.

Les Français seraient-ils prêts à voter pour un Noir à la présidence de la République?

Je pense, oui. La société française est plus avancée et plus libre d'esprit que le système politique, sérieusement cadenassé par le cumul des mandats ou le recrutement par le biais d'écoles particulières, qui ne facilitent pas l'émergence de talents divers, venus de mondes sociaux autres que ceux de la bourgeoisie française, pour le dire de manière un peu caricaturale. Pourtant, lors des scrutins législatifs ou municipaux, on n'observe pas de déficit particulier lorsque des candidats noirs ou maghrébins se présentent. Il y a 10 000 élus noirs aux Etats-Unis, depuis les fonctions modestes de shérif ou de conseiller municipal jusqu'au poste de sénateur. En France, on ne dispose pas de ce vivier d'élus d'où, un jour, pourrait émerger un Obama français.

Sentez-vous une évolution? Quid de Rama Yade?

La nomination de personnalités à de hautes fonctions est utile, car cela permet d'accoutumer les Français à voir des responsables politiques noirs à la télévision, et pas seulement des champions sportifs ou des chanteurs. Mais l'élection, c'est mieux.

Propos recueillis par Marc Epstein et Pierre Ganz dans le cadre de l'émission RFI-L'Express L'Invité de la semaine.

(1) Il est l'auteur, en particulier, de La Condition noire. Essai sur une minorité française. Calmann-Lévy, 435 p., 21,50 euros.

copyright www.lexpress.fr




Haut de page Article rédigé par E.Y - Source : www.lexpress.fr
 

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