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TRACES JUIVES EN AFRIQUE  Imprimer   Envoyer par mail
 


4 septembre 2010 / 20h52
- Ouverture d’un centre culturel israélien au Nigéria

JSS, 4/09/2010

L’ouverture d’un premier centre culturel israélien au Nigeria est un signe des temps. C’est le symbole des excellentes relations entre Israël et plusieurs pays africains, depuis qu’Avidgor Lieberman est devenu le ministre israélien des affaires étrangères. En ce qui concerne l’ouverture de ce centre culturel, ouvert le 2 septembre, on notera la venue de Natan Sharansky, président de l’Agence Juive pour Israël.

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Mais malgré cette bonne nouvelle pour les communautés juives locales, les Juifs ibos (ou Juifs igbos ou Ibos bnei Israël), ne cachent pas leur déception. L’État d’Hébreu ne reconnaît toujours pas leur judéité malgré le fait qu’ils se considèrent comme l’une des Tribus perdues. Beaucoup rêvent de faire l’alyah et la venue de Sharansky serait un premier pas important en ce sens.

Les Juifs ibos sont des membres de l’ethnie Ibo, qui pratiquent la religion juive et prétendent provenir de l’émigration hébraïque et ultérieurement juive d’Afrique du Nord et d’Égypte en Afrique de l’Ouest. Il y a actuellement 26 synagogues dans le pays, et la communauté juive est estimée à environ 40.000 personnes, sur un total de 140.000.000 de nigérians (deux fois plus que de français). Parmi les plus importantes communautés juives du pays, celle d’Abuja avec la synagogue Gihon et celle de Port Harcourt dans le sud du Nigeria.

Certaines sources mentionnent la présence juive au Nigeria déjà en 638 av. J.-C. On suppose que des Juifs se sont enfuis en Afrique après la destruction du Premier et du Second Temple de Jérusalem, et qu’ils ont établi des communautés tout autour du continent africain. Cette population est allée vers le sud en Afrique sub-saharienne et vers l’ouest en Afrique du Nord, suivant probablement les conquêtes arabes.

Les Juifs ibos prétendent descendre de trois tribus d’Israël: Gad, Zabulon et Manassé et certaines familles de la communauté disent descendrent des Cohanim et des Lévites, les prêtres juifs et leurs assistants du temps du Temple de Jérusalem.

La reconnaissance de Juifs nigérians par la majorité de la communauté juive mondiale a été officialisée en 1995-1997, quand le premier ministre israélien Yitzhak Rabin a envoyé une équipe au Nigeria à la recherche des “Tribus perdues d’Israël”. Des rabbins et des éducateurs, tel que le rabbin Gorin ont visité à cette époque la communauté, puis ont envoyé des livres, des ordinateurs et des articles religieux. Cependant, l’État d’Israël n’a toujours pas, à ce jour, reconnu les Ibos comme une des Tribus perdues. Cela signifirait également ouvrir les frontières israéliennes à une immigration massive d’Afrique. Après les juifs éthiopiens, après les réfugiés soudanais, les nigérians pourraient devenir la troisième communauté africaine à Jérusalem.

Les Juifs ibos ne sont pas les seuls Nigérians se réclamant de l’héritage juif. D’autres tribus pratiquent le judaïsme, dont certaines appartenant à l’ethnie Yoruba. Les Ibos bnei Israël sont du point de vue religieux toujours dirigés par le rabbin conservateur Howard Gorin, diplômé en 1976 du Jewish Theological Seminary of America. Les pratiques religieuses des Juifs ibos comprennent la circoncision de tout enfant mâle huit jours après sa naissance, l’observation des lois de la cacheroute, la séparation des hommes et des femmes pendant les règles, le port du talit et de la kippa, et la célébration des fêtes comme Yom Kippour et Roch Hachanah. Depuis peu, les communautés ont aussi adopté les fêtes de Hanoucca et de Pourim, qui n’ont été instaurées qu’après la dispersion de nombreuses tribus d’Israël. Les Juifs ibos parlent communément l’ibo, mais utilisent l’hébreu comme langue liturgique.

Ftouh Souhail, JSSNews




Haut de page Article rédigé par .A - Source : JSS
 

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par Jacob Oliel


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