Le sommaire  
 
Juifs et Noirs minoritaires en Occident
Convergences Juifs-Noirs
Traces juives en Afrique
Les Juifs Noirs
Les Hebreux Noirs
A L'AFFICHE
Peuples en esclavage
Génocides juifs/génocides noirs
Immigrations juives/immigrations noires
colonisation et peuples colonisés, expatriés
Les grands hommes Africains, Antillais et Juifs anti-racistes
 

  La Newsletter  
  Pour recevoir
régulièrement
nos news
 

  Le Courrier  
 
>Voir 
 

  Les Liens  
 
>Voir 
 


  Accueil > Peuples en esclavage
 
PEUPLES EN ESCLAVAGE  Imprimer   Envoyer par mail
 


19 janvier 2005 / 00h58
- L'esclavage dans l'Antiquité

L'esclavage caractérise le fait de priver un être humain de ses droits
(droit de choisir son travail et son lieu de résidence, droit de fonder une famille et d'élever ses enfants, droit de s'instruire et de nouer des relations avec les personnes de son choix, droit de se déplacer à sa guise) et de le réduire au statut d'un bien mobilier que l'on peut acheter et vendre.

L'esclavage semble avoir été ignoré des sociétés primitives nomades de chasseurs et de cueilleurs. Les sociétés de cette sorte qui subsistent en Amazonie ou en Papouasie l'ignorent également. L'esclavage est apparu avec la sédentarisation des humains dans les villes et avec le développement de l'agriculture et de l'élevage.Les guerres pour l'appropriation des terres et des troupeaux procurent des captifs que l'on affecte aux travaux des champs, à la garde des troupeaux ainsi qu'aux tâches domestiques, à la meunerie, au pompage de l'eau,... C'est ainsi qu'au cours du dernier millénaire avant Jésus-Christ, la pratique de l'esclavage devient commune à toute l'humanité, mises à part quelques tribus reculées de l'Âge de pierre.On peut noter toutefois de grandes différences dans son application.L'esclavage à l'aube de notre ère La Crète ou encore l'Étrurie (la région de Florence, en Italie) limitent, semble-t-il, l'esclavage aux captifs de guerre et aux travailleurs des mines. Les témoignages plus ou moins étoffés que nous possédons sur ces sociétés indiquent que leur paysannerie est essentiellement composée d'hommes libres.

Il est intéressant d'observer que les femmes de ces sociétés-là bénéficient aussi d'un statut relativement honorable pour l'époque... comme si l'esclavage et l'oppression de la femme allaient de pair !L'Égypte pharaonique, du moins dans les premiers temps de sa longue Histoire, relève d'une situation comparable. Mais pendant le Nouvel Empire (de 1543 à 1069 avant JC), notamment sous le règne de Ramsès II, la multiplication des campagnes de «pacification» entraîne l'afflux d'esclaves étrangers que le pharaon alloue aux temples, affecte au service de sa maison ou... intègre à son armée. Le Nouvel Empire va succomber précisément du fait de la prise de pouvoir par d'anciens esclaves libyens devenus officiers (*). La situation est très différente dans le monde grec et son appendice, la société romaine. Quoiqu'ils aient inventé la démocratie, les Grecs de l'époque classique ne voient aucun inconvénient à la pratique massive de l'esclavage, dans des conditions généralement odieuses, de même qu'à la mise à l'écart des femmes dans le gynécée (le grand Périclès fait figure d'excentrique par l'amour qu'il porte à sa chère Aspasie, qui est, il est vrai, une étrangère).

À Athènes, aux Ve et IVe siècles avant JC, Platon et Aristote énoncent des arguments très sérieux pour justifier l'esclavage et les inégalités qui s'attachent au statut comme au sexe.À Rome, où les esclaves représentent jusqu'à un tiers de la population urbaine, leurs conditions de vie sont généralement impitoyables. Le développement de la philanthropie païenne et du christianisme aux premiers siècles de notre ère contribue à l'améliorer mais ne remet pas en question le principe même de l'esclavage. L'Église possède ses propres esclaves. Elle se contente de prescrire aux maîtres de ne pas maltraiter inutilement les leurs et à ceux-ci d'obéir dans l'attente d'une récompense au ciel.Saint Paul ouvre une brèche dans le consensus en proclamant l'égalité de tous les êtres humains en Jésus-Christ : Il n'y a ni hommes ni femmes, ni Juifs ni Grecs, ni hommes libres ni esclaves, vous êtes tous un en Jésus-Christ» (Épître aux Galates).




Haut de page Article rédigé par E.Y - Source : http://www.herodote.net
0
 

- Marche silencieuse le 9 Mai à Nantes
05/05/2006 Le Collectif « Marche des Esclaves » vous invite "en tenue d'esclaves"

- Un Mémorial à l’abolition de l’esclavage a Nantes en 2006
Un mémorial à l’abolition de l’esclavage ouvrira au public à la fin 2006, sous la forme d’un cheminement méditatif sur et sous le quai de la Fosse. Une passerelle en bois sera aménagé sous le quai avec des textes inscrits sur des parois en verre. Lors du

- ESCLAVES NOIRS EN MEDITERRANEE
Jean-Michel DEVEAU Texte intégral


© Amitiejudeonoire.com 2005 - Design Dialect'Image - Réalisation Inov@net