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PEUPLES EN ESCLAVAGE  Imprimer   Envoyer par mail
 


19 janvier 2005 / 01h04
- L'esclavage en Afrique


Isolée du monde méditerranéen depuis sept ou huit millénaires en raison de l'assèchement du Sahara, l'Afrique noire a ignoré jusqu'à l'ère contemporaine la propriété foncière. La terre étant propriété commune, l'enrichissement et l'élévation sociale dépendaient dans ces sociétés africaines de la possibilité de cultiver un maximum de surface. D'où l'intérêt de disposer d'une main-d'oeuvre nombreuse. Plus un homme possédait d'esclaves et de femmes, plus il était riche... et plus il était riche, plus il était en situation d'accroître son cheptel de femmes et d'esclaves.

D'après les récits des premiers voyageurs occidentaux qui ont visité l'Afrique noire, comme l'Écossais Mungo Park (1771-1805), on estime qu'un quart des hommes avaient un statut d'esclave ou de travailleur forcé. C'étaient des prisonniers de guerre ou des prisonniers pour dettes. Dans le régime polygame caractéristique de l'Afrique noire, le statut des femmes n'était guère différent de celui des esclaves. À leur entrée dans l'âge nubile, les adolescentes étaient vendues par leur propre père à leur futur maître et époux. Elles vouaient le restant de leur vie à rembourser celui-ci de son investissement par leur travail et leurs prestations sexuelles. Ces pratiques sociales, qui se sont perpétuées jusqu'à nos jours, ont offert un terreau propice au développement de la traite arabe et de la traite atlantique, autrement dit à l'exil forcé de nombreux Africains vers le monde musulman ou le monde américain.

La traite arabe
Dès les premiers temps de l'islam, des caravaniers arabes ont puisé dans le vivier de nombreux esclaves en vue de les revendre au Moyen-Orient ou en Afrique du nord.
Des chefs noirs se sont mis à leur service pour guerroyer contre leurs voisins et les fournir en prisonniers. Il s'en est ensuivi un trafic de 5.000 à 10.000 esclaves par an en direction des pays musulmans. En témoignage de ce trafic, le mot arabe habib qui désigne un serviteur ou un esclave, est devenu synonyme de Noir. Au XIXe siècle, des musulmans de confession chiite (*) en provenance du Golfe persique se sont établis sur une île de l'Océan indien proche du littoral africain.Ils l'ont appelé Zanzibar (de Zenj et bahr, deux mots arabes qui signifient littoral des Noirs) et y ont créé de fructueuses plantations de girofliers sur lesquelles travaillaient des esclaves noirs du continent.Les conditions de travail y étaient épouvantables : «La mortalité était très élevée, ce qui signifie que 15 à 20% des esclaves de Zanzibar (soit entre 9.000 et 12.000 individus) devaient être remplacés chaque année», écrit Catherine Coquery-Vidrovitch (*).Très vite, Zanzibar est devenu un important marché d'exportation d'esclaves à destination du Golfe arabo-persique. Les comptes précis tenus par l'administration du sultan ont permis d'évaluer à plus de 700.000 le nombre d'esclaves qui ont transité par l'île entre 1830 et 1872. Aujourd'hui encore, les habitants noirs de Zanzibar conservent un statut de quasi-esclave. A la fin du XIXe siècle, l'aventurier français Henri de Monfreid, auteur du fabuleux récit Les secrets de la Mer Rouge, a participé lui-même au commerce d'esclaves entre la Corne de l'Afrique et la péninsule arabe. Les colonisateurs européens ont interrompu ces pratiques au début du XXe siècle... mais ont eux-mêmes introduit en Afrique le travail forcé. Ils y voyaient le moyen de développer le continent sans s'embarrasser des souhaits de ses habitants.




Haut de page Article rédigé par E.Y - Source : http://www.herodote.net
 

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