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5 avril 2011 / 17h15
- Emmanuel Navon : la différence entre les idéalistes et les réalistes

Le texte suivant a été écrit par Emmanuel Navon. Professeur à l’Université de Tel-Aviv, il est également candidat aux primaires du Likoud pour les futures législatives.
Emmanuel Navon se présente comme le candidat des olim hadachim (nouveaux immigrants). Il est lui-même issu de l’immigration française.


Le clivage idéologique entre idéalistes et réalistes provient de deux séries d’hypothèses sur la nature humaine et la réalité. Les réalistes se méfient des intentions des hommes réels, tandis que les idéalistes comptent sur la bonne volonté de l’homme : l’état de la nature est un paradis pour Rousseau et un enfer pour Hobbes ; parce que le premier croit que l’homme est naturellement bon et socialement perverti, tandis que le second suppose que l’homme est « solitaire, pauvre, désagréable, brutal et fermé ».

Réalistes et idéalistes voient également la réalité à partir de deux points de vue différents : pour le réaliste, la réalité est une donnée à laquelle l’homme a besoin de s’adapter ; pour l’idéaliste, la réalité est faire par l’homme et peut donc être soumise à la volonté de l’homme. Machiavel enseigne au prince comment s’adapter à la réalité, tandis que Kant le supplie de changer et de s’adapter à ses idéaux.

Ces deux différentes visions des choses – L’homme est bon ou mauvais? La réalité est plus forte que la volonté humaine ou l’inverse? – sont au cœur de la fracture idéologique entre la droite et la gauche dans les sociétés ouvertes, et ce débat s’applique également à la politique étrangère.

Ce débat est d’ordre idéologique, précisément parce qu’on ne peut pas prouver scientifiquement que l’homme est intrinsèquement bon ou mauvais, et si la réalité est modifiable selon la volonté humaine. L’histoire, cependant, fournit une liste utile d’exemples qui peuvent aider à se faire une estimation raisonnable. C’est le cas du jaugeage des politiques réussies et ratées. À cet égard, le président Obama a fait une contribution remarquable (quoique par inadvertance) lors de son intervention à l’égard du monde musulman.

Dans son discours du Caire (Juin 2009), Barack Obama a tenté de baratiner le monde musulman pour que ce dernier abandonne son animosité envers l’Amérique. Un an et demi plus tard, il serait un euphémisme de dire que ses ouvertures ont été rejetées. La Turquie, une fois un allié proche des Etats-Unis et d’Israël, est devenue un des meilleurs apologistes de l’Iran. L’Iran continue de défier les Etats-Unis en poursuivant son programme nucléaire et par sa mainmise de plus en plus grande sur l’Irak et le Liban. Les talibans sont plus déterminés que jamais en Afghanistan et au Pakistan. La Syrie continue d’approfondir ses liens avec l’Iran et le Hezbollah, malgré (ou à cause) des gestes de l’Amérique (comme renvoyer un ambassadeur des États-Unis à Damas). Et maintenant, le régime pro-occidental et anti-islamiste de Ben-Ali a été renversé en Tunsie, tandis que le Hezbollah est sur le point d’être l’unique décideur du prochain gouvernement du Liban.

Il serait certes injuste de se focaliser sur l’échec du président Obama. Croire que les islamistes seraient domptés avec un bon discours n’est guère différent de l’hypothèse de Woodrow Wilson, qui pensait alors que la Société des Nations (l’ancêtre de l’ONU), serait tenir en échec le militarisme allemand, ou la croyance de Jimmy Carter que Khomeiny était un militant des droits de l’homme.

Wilson, Carter et Obama se sont écrasé contre la réalité parce qu’ils se refusaient de reconnaître que certaines idéologies sont fondées sur la nécessité d’un ennemi juré. Comme le professeur Emmanuel Sivan l’explique dans son livre The Clash within Islam, le jihad crée une dichotomie « entre les musulmans et tous les autres, les groupes hérétiques, qui sont fondamentalement le mal … Ainsi, la coexistence dans le temps n’est certainement pas une option politique plausible ». En effet, aucune rhétorique élevée ne peut apaiser les idéologies qui font de la lutte éternelle contre “l’ennemi” un commandement divin ou le principe fondateur de l’identité collective.

La naïveté a un prix un prix que l’Amérique a pu s’offrir grâce à son pouvoir et de la géographie. Israël, en revanche, n’a aucune tolérance stratégique pour la sottise (si elle a certainement une attraction politique de celle-ci). Une blague populaire israélienne offre l’ultime réponse au débat opposant le réalisme à l’idéalisme en politique étrangère: Esaïe prophétise qu’un jour, le mouton dormira paisiblement à côté du loup, mais même quand le rêve deviendra réalité, il sera plus sûr d’être le loup que le mouton. La plaisanterie aurait pu ajouter, surtout si le mouton est surveillé par l’idiot du village.

Par Emmanuel Navon



Haut de page Article rédigé par .A - Source : jssnews
 

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