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GÉNOCIDES JUIFS/GÉNOCIDES NOIRS  Imprimer   Envoyer par mail
 


30 juin 2011 / 17h18
- Des survivantes de la Shoah célèbrent la Bat Mitzvah qu’elles n’ont pu faire dans leur jeunesse

par Isabelle Kersimon
Hillel Israël organise des cérémonies de groupe pour des femmes qui n’ont jamais eu la chance de célébrer le rite juif de passage à l’âge de raison, et fêtait cette semaine, en même temps, les treize ans de l’organisation.

Une dizaine de femmes juives ont célébré le rite de passage traditionnel à l’âge adulte ensemble, la semaine dernière, mais cette Bat Mitzvah de groupe ne ressemblait à aucune autre.

La congrégation qui s’est retrouvée à la cérémonie à l’Université de Tel Aviv rassemblait en nombre les enfants et les petits-enfants de ces femmes entrées dans l’âge adulte depuis plus de soixante ans.
Nées en Europe et ayant grandi pendant la Shoah, elles n’ont jamais pu célébrer ce rite en tant que Juives.

Ya’ara Salomon-Michaeli, directrice du programme Hillel Israël, a décidé qu’il était temps de remédier à cela. Elle a organisé ces célébrations de groupe de sorte qu’elles coïncident avec le treizième anniversaire de l’organisation du campus juif de Tel Aviv, sa propre « bat mitzvah ».

La semaine dernière, Mme Salomon-Michaeli s’est tenue devant plus de cent personnes rassemblées dans l’auditorium de la synagogue Cymbalista de l’Université, souriant à ces dizaines d’octogénaires et leur disant : « Chères dames, maintenant c’est le moment pour vous ».

Chacune avait étudié un passage de la Torah, et écrit un sermon à délivrer à la communauté, avec l’aide de nombreux étudiants engagés dans le projet.
Elles avaient décidé en amont quel passage aurait été le leur si la Shoah n’avait jamais eu lieu.

« C’était très important, et très émouvant pour elles de choisir leur sermon avec leurs expériences personnelles », déclare Esther Abramowitz, directrice de la vie étudiante d’Hillel. « Lorsqu’elles ont dit leur sermon, devant la famille et les amis, tout était si clair. Beaucoup pleuraient en parlant, et beaucoup en les écoutant, aussi. »

Tzipora Feller, qui a choisi le passage « Lech LEcha », est née à Lodz, en Pologne, où elle a passé cinq ans enfermée dans le ghetto. Elle a été déportée avec ses parents et ses quatre sœurs à Auschwitz, puis transférée à Theresienstadt. Elle est la seule de sa famille à avoir survécu.

Elle se souvient du moment où sa mère et elles ont été séparées à Auschwitz. Elle a relié cet événement ultime - « J’ai couru après [ma mère], elle m’a repoussée et m’a ordonné de vivre et de construire une famille. » - au passage de la Torah dans lequel Dieu commande à Abraham d’abandonner sa maison et d’en élever une nouvelle en terre étrangère. « Comme Abraham », dit Tzipora Feller, « j’ai construit une famille en terre d’Israël, et ma famille a grandi et grandit ici ».

Les rangées de chaises de bois alignées dans le vaste auditorium – situé en face du hall étincelant du sanctuaire réel – accueillaient la foule des membres de leurs familles.
De fait, ce thème de la famille, au sens littéral et à l’échelle plus large de la communauté juive, était central. Les cérémonies de bat mitzvah sont traditionnellement des affaires de famille, des célébrations intergénérationnelles.

Les 45 minutes de cérémonie ont été résonné des sermons des dames, et des discours de plusieurs membres d’Hillel, qui ont saisi l’occasion de décrire leur sentiment de réussite puisque leur organisation a fêté ses 13 ans en Israël. Cette semaine-là, Hillel avait organisé d’autres événements, tels des galas où se sont produits les artistes Idan Raicherl et Neshama Carlebach.

Mme Salomon-Michaeli a souligné le fait que la cérémonie de la bar mitzvah pour les survivants de l’Holocauste incarnait la mission de l’organisation célébrant son treizième anniversaire.
La cérémonie est née du « désir de donner [aux femmes] l’occasion de célébrer [ce moment] en famille et avec les jeunes générations », a-t-elle dit. Et ce désir couvre deux objectifs : « Embrasser les survivants de l’Holocauste et leur rappeler que nous ne les avons pas oubliés », ainsi que « faire découvrir aux jeunes adultes la belle et riche ‘bibliothèque juive’ qui est leur héritage ».

Nicole Walport, étudiante en droit qui a aidé les femmes à se préparer à l’événement, souriait sans fin en suivant la cérémonie.
« Les rencontrer, les connaître, coopérer avec elles, être avec elles et apprendre d’elles, tout cela a été une merveilleuse expérience où j’ai appris beaucoup », a-t-elle déclaré à la fin de la cérémonie.
Elle a confié que travailler avec les survivants avait « ouvert une porte sur le judaïsme » pour elle, ajoutant que pendant des années elle s’était sentie loin de cet héritage culturel.

Ido, un autre étudiant bénévole du programme Respect et Souvenir de Hillel, a déclaré que cette expérience l’a « inspiré » au plan personnel, à la lumière de son prochain mariage et à ce que cela signifie qu’être Juif pour lui.

Rachel Edith Roth, la première des dames à avoir fait sa bat mitzvah ce jour-là, a été tout aussi inspirée par l’émotion de tant de jeunes Juifs.

« Rencontrer ces jeunes fut si touchant », dit-elle, avant d’affirmer que ce jour de célébration fut vraiment un événement marquant l’unité du peuple juif. Elle désignait encore et toujours ces jeunes adultes dont elle parlait comme ses « frères et sœurs ».

De cette cérémonie de bat mitzvah, elle dit qu\'elle est « la preuve que nous sommes une nation et que personne ne peut nous détruire ».




Haut de page Article rédigé par .A - Source : Guysen International News
 

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