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PEUPLES EN ESCLAVAGE  Imprimer   Envoyer par mail
 


12 avril 2012 / 11h16
- La liberté avant tout ! Le peuple juif et l\'esclavage selon la Bible

«Parole adressée à Jérémie par l\'Eternel, après que le roi Sédécias eut conclu une convention avec tout le peuple de Jérusalem, à l\'effet d\'y proclamer l\'émancipation, afin que chacun remit en liberté son esclave et chacun sa servante, d\'origine Hébr
Cet appel à l\'intégrité et à la parité sociale dans le propos du Prophète peut paraître inopportun à une époque où le peuple juif est en guerre contre le terrible roi Nabuchodonosor; l\'impératif n\'était-il pas de focaliser toute notre attention autour des manœuvres militaires, et différer les réformes sociales à plus tard ?
Jérémie semble éloigné de la réalité et paraît ne pas appréhender le sérieux de la situation lorsqu\'il s\'embarrasse de socialisme alors que la patrie est en danger. Mais sa charge est aussi de nous enseigner comment percevoir les événements et les traduire, non par la raison mais par la probité.

La chute du royaume d\'Israël ne dépend guère de la puissance ou du nombre de ses ennemis mais seulement de sa déchéance morale si celui-ci accepte de spolier la liberté de ses frères, de bafouer leurs droits les plus élémentaires. Ecoutez les déclamer: Quand on en a les facilités, le pouvoir et l’argent, on assouvit ses appétits et l\'on raille morale et justice. La vertu et la probité ? Chimères des avortons pour se défendre des puissants pensaient ils.

Dans ce Monde, il n’y a ni loi ni foi généreuse, ce qui règne, c’est le droit du plus fort.
Bien sur, les manants n’ont pas l\'énergie essentielle pour abattre la dictature et rassasier leurs envies ! Alors ils désavouent la force. Nous sommes ici en présence du discours ambigu des cupides et des dépités, les palabres d\'êtres affaiblis et inopérants. Eux parlent de justice et de morale, parlent de modérer les appétences !
La vraie vie est la vie des durs, elle est dans l\'outrance, dans l’orgie et la jouissance et pas dans la limitation, la restriction, la suppression des désirs.

L\'ultimatum de l\'Eternel, annoncé par le Prophète, exige d\'affranchir tous les esclaves afin de pouvoir apprécier un début de solution à tous les problèmes politiques et militaires.
Ne pas être un peuple moral abroge notre droit d\'exister en tant que nation.
Israël s\'éloigne du banal royaume, il ne ressemble pas aux organisations utilitaristes de personnes qui mettent au premier rang de toutes les valeurs, l\'utilité.
Il n\'est pas non plus un «Contrat Social»: cette action par laquelle l\'individu se prive de certaines de ses libertés naturelles non compatibles avec la vie en société et se soumet au pouvoir politique de l\'Etat dans lequel il vit et qui lui garantit des droits fondamentaux (sécurité, propriété, etc.…).Par ce pacte, les individus acceptent une autorité supérieure à eux, censée garantir la volonté générale.
Selon cette doctrine, l\'individu est à l\'origine de la collectivité, par le contrat social, on part de l\'état de nature pour en arriver à une société.

La Torah s\'interdit d\'instituer l\'esclavage en statut social, à l\'inverse d\'un Aristote qui reconnaissait l\'esclavage comme une règle normative des sociétés antiques, constituées d\'humains et de sous ­humains promis à la servitude.
Platon lui-même, peignant le portrait de l\'état idéal dans «la République», fractionnait la collectivité en trois classes : les philosophes, les soldats et les esclaves. Ces derniers pouvaient être d\'ailleurs des personnes très instruites; des ingénieurs et des médecins, néanmoins ils dépendaient d\'une caste inférieure.
Israël doit devenir «un royaume de prêtres, une nation sainte».
La vertu doit se hausser au rang de la nation et refuser la satisfaction primaire d\'être comme tout le monde, de se suffire des vertus individuelles.
La moralité doit se matérialiser à l\'échelle collective du peuple d\'Israël, l\'excellence de la nation des Hébreux ne s\'évalue nullement sur un plan quantitatif mais avant tout sur sa qualité d\'être, en trompant sa fonction morale elle ruine son bien-fondé.

D\'après la Torah, la servitude de nos frères hébreux est une sentence réglementaire, même si elle reste limitée, elle s\'assène en général pour des raisons légitimes, comme châtiment pédagogique et décourageant, par exemple en cas de vol. Selon la Loi divine, le voleur n\'est pas envoyé en milieu carcéral, car cela ne rembourserait pas le préjudice causé à la victime, cela ne rétablirait sans doute pas le malfaiteur écroué en présence de compères de son genre.

Le voleur est effectivement tenu de réparer sa faute, de s\'acquitter de sa dette et si cela lui est impossible, être vendu comme esclave. De ce fait, la servitude n\'est qu\'un programme prometteur, une réaction à une amère vérité de la société - le larcin, là où il ne nous reste que peu de choix.
Nous devons assurément tenter de restituer à la victime sa propriété et remédier aux torts endurés, raison pour lesquelles le voleur sera cédé comme esclave à sa victime, lui rendant, par son travail, son bien. Il besognera pendant six ans, comprenant ainsi la valeur de l\'ouvrage bien mieux qu\'entre les murs décolorés d\'une geôle.

Cet homme qui honnissait la valeur du travail et le patrimoine d\'autrui, qui tentait de se bâtir une vie facile et immorale à bon compte, devra, pour se sauver spirituellement, abandonner sa liberté pendant au moins six ans et se vouer à un exercice bienfaiteur - le travail.

En conséquence, le voleur ne se transformera pas en paria de la société, il ne sera pas écarté de la communauté, il sera soutenu de manière adéquate, afin de reprendre son rôle à l\'intérieur de la société. Après avoir expié sa peine, malgré la gravité de son acte, le voleur est finalement rendu à la liberté, car c\'est son droit le plus légitime.

L\'énoncé d\'un tel châtiment dans le Judaïsme est infiniment plus généreux que le système judiciaire décrit dans Les Misérables, où le héros est voué aux travaux forcés à vie après avoir chapardé un quignon de pain, il concède au condamné le regret et une nouvelle virginité sociale.

La liberté est le patrimoine le plus cher dont l\'homme dispose, nul n\'a le droit de lui soustraire.
C\'est cette liberté qui est continuellement transgressée par les pouvoirs politiques, c\'est cette liberté qui est asservie, qui est méprisée, sacrifiée sur l\'autel du mépris.
Le concept des droits des hommes s\'est engagé peu à peu contre l\'arbitraire, les actes dictatoriaux et l\'autocratie. L\'acceptation de la liberté ne commence qu\'avec une prise de conscience et une connaissance réfléchie. Nous voulons que l\'être humain soit une créature inviolable, nous voulons que la personne humaine vive accompagnée de droits incontestables, parmi lesquels le droit de sauvegarder sa plénitude physique, sa plénitude intellectuelle, sa plénitude spirituelle, contre toute attitude violente ou brutale.
Dès son réveil, le Juif remercie l\'Eternel: «Qui ne m\'a pas fait esclave», car Lui et seulement Lui nous a délivré de notre servitude et enseigné comment ne jamais redevenir captifs les uns des autres. La Torah condamne radicalement la vassalité définitive entre les hommes puisque cela souille le reflet divin original et si particulier à chaque être.

D\'après le Rav Kook, cette bénédiction ne concerne pas seulement la dépendance matérielle de l\'esclave, mais aussi l\'esclavage psychologique, qui est bien plus grave.
On peut être esclave d\'autrui et être cependant un homme libre au fond de soi-même, mais l\'homme qui est psychiquement esclave, désavoue sa nature propre en s\'accommodant des intentions et des ambitions d\'autrui. Aucune légitimité n\'est accordée, dans le Judaïsme, à la servitude, sauf si celle ci est utilisée de manière provisoire et sans vouloir offenser la personnalité du condamné. Si le provisoire évolue vers le définitif, il favorise lentement mais sûrement une seconde nature qui altère la dignité divine indissociable de l\'être humain.
En Hébreu, les termes «indépendance et personnalité» ont une même racine étymologique, et nous enseigne donc que pour être soi-même, il est indispensable d\'être émancipé.

Les justes au conditionnel constituent la majorité du peuple d\'Israël, cela la Torah le comprend aisément et c\'est cette raison qui la destine précisément à l\'homme en situation réelle: «La Torah n\'a pas été donnée aux anges», elle fut offerte à l\'Homme. Elle doit évaluer attentivement toutes les difficultés de l\'existence humaine, d\'une certaine façon D.ieu «se réduit» afin d\'octroyer à l\'individu une leçon conforme à son univers: «La Torah s\'est exprimé dans le parler des hommes», ceux-là même qui existent dans un corps, un corps de chair et de sang, travaillé par des instincts et des pulsions.
Le concept de l\'esclavage était fortement enraciné dans l\'expérience humaine, il était pratiquement impossible, pour le Judaïsme, de l\'extirper en une fois, mais la Torah va tenter de le défaire pas à pas en concevant une nouvelle administration sociale capable de saper cette tradition de l\'intérieur.
Les civilisations antiques accréditaient le dédain envers l\'esclave ce qui par ailleurs était totalement étranger au Judaïsme.

Dans la langue hébraïque il ne se trouve pas de mot particulier pour définir un esclave: «EVED» signifie parfois cela, mais aussi le travailleur, dans la conscience hébraïque, la même expression révèle à la fois l\'esclave et le serviteur de D.ieu, «EVED ASHEM».
Mais la liberté avant tout, notre liberté intérieure! Nous acceptons de devenir les serviteurs de D.ieu, mais jamais l\'esclave d\'autrui.
La Torah récuse la veulerie et la dépendance soumise au prochain.
Nos maitres accusent ceux qui s\'abandonnent et se soumettent au mal: «Quel est le véritable héros? Celui qui sait vaincre ses passions» (Traité Avot IV, 1).
Le fondement du droit étant moral, l\'évolution du droit est toujours influencée par des principes moraux et par des principes moraux à caractère universel. Les droits des hommes sont l\'expression des revendications qui tiennent à la dignité humaine, exprimées dans des termes qui sont ceux de la Loi.
Néanmoins les droits des hommes sont des règles éternelles, elles se sont imposées lentement dans l\'Histoire, d\'une manière progressive. Les droits des hommes sont historiques au sens où ils résultent d\'une victoire graduelle, jamais résolue et toujours sur le chemin de la dignité humaine sur Terre.

Rony Akrich
Guysen International News








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