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31 aôut 2012 / 16h30
- Ce survivant Juif qui a créé les Jeux Para-Olympiques

En acceptant de faire la ramasseuse de balles lors d’un tournoi entre blessés de la Seconde Guerre mondiale cloués dans des fauteuils roulants en 1948,
Eva Loeffler ne se doutait pas que cette idée de son père neurologue allait grandir jusqu’à devenir les jeux Paralympiques.

Un doux rêve devenu réalité.

Eva Loeffler, 79 ans, sera cette année le « maire » du village qui accueille les jeux Para-Olympiques de Londres, deuxième événement sportif au monde en termes de participation avec 4 200 athlètes en compétition jusqu’au 9 septembre.

Premiers Paralympiques en 1960

Un long chemin parcouru depuis qu’à 15 ans, elle avait aidé son père, Ludwig Guttmann, un grand neurologue de Hambourg qui avait fui avec sa famille les persécutions nazies, à mettre en place ce modeste tournoi à l’hôpital de Stoke Mandeville, au nord de Londres, pour distraire les patients.

« Ils étaient jeunes, ils étaient soldats, et ils s’ennuyaient beaucoup assis comme ça à ne rien faire », s’est rappelé Mme Loeffler.

« Alors mon père a commencé à leur faire faire du sport ».

Le Dr Guttmann s’était retrouvé directeur de l’hôpital de Breslau, aujourd’hui Wroclaw en Pologne, après des lois nazies de 1933 discriminant les médecins juifs.

Il y sauve la vie à 60 personnes en les recueillant après le déchaînement antisémite de la Nuit de cristal, le 9 novembre 1938.

L’année suivante, il émigre avec sa famille au Royaume-Uni, réalisant que « si nous restions en Allemagne, nous ne survivrions pas », raconte Mme Loeffler.

Le Dr Guttmann est alors affecté à l’hôpital de Stoke Mandeville où il fonde le premier service au monde de traitement des blessures à la colonne vertébrale.

« Personne d’autre ne voulait faire ça, parce qu’on voyait ces blessés comme une cause perdue à l’époque », se rappelle sa fille.

Mais le Dr Guttmann met au point de nouvelles méthodes, dont le sport.

« Il a été critiqué par les patients, les infirmières, les autres médecins, et l’administration de l’hôpital », indique-t-elle.

« Sauf que les patients, au lieu de mourir dans les deux ans, se sont mis à survivre. »

C’est ainsi qu’en 1948 le neurologue lance les jeux de Stoke Mandeville, qui coïncident avec les JO de Londres cette année-là.

Ils réunissent seize concurrents en fauteuil roulant, autour d’une poignée de sports.

Mme Loeffler y était, « retirant les flèches des cibles et ramassant les balles de tennis de table » , mais aussi, servant les bières du soir aux concurrents fatigués.

« À l’époque, on pouvait boire de la bière dans les hôpitaux ! sourit-elle malicieusement.

Et on faisait la fête tous les soirs. »

Ces jeux en chaise roulante deviennent si populaires qu’on les organise chaque année et la venue à Stoke Mandeville de vétérans néerlandais en 1952 permet à l’événement de prendre une tournure internationale pour la première fois.
Ce sont des sportifs

En 1960, le Dr Guttmann parvient à convaincre les organisateurs des JO de Rome de laisser concourir 400 athlètes en chaises roulantes, venus de 23 pays, pour des Jeux « parallèles ».

C’est le début des jeux Paralympiques.

Mme Loeffler, qui a étudié la physiothérapie et a passé sa vie à promouvoir le sport pour les handicapés, est sidérée par l’évolution des Paralympiques :

« Ce ne sont plus des handicapés qui font du sport, mais des sportifs, comme ceux qui participent aux JO, ayant la particularité d’être handicapés. »

Le Dr Guttmann, mort en 1980, aurait été très heureux de voir le Sud-Africain Oscar Pistorius, qui court avec deux lames à la place des pieds, participer aux JO, estime sa fille.

« Dès 1956 il a dit qu’il rêvait de voir les handicapés participer aux Jeux, et il n’y avait que lui pour dire une chose pareille à cette époque... ».


Le « Poppa » des Paralympiques

Ludwig « Poppa » Guttmann

Les blessés de la moelle épinière étaient laissés pour morts dans les hôpitaux anglais de la Seconde Guerre mondiale.

Sauf à l’unité d’un neurologue bourru qui imposait l’entraînement sportif à ses patients.

Portrait de la petite révolution des paralympiques.

Margaret Maughan, première médaillée d’or paralympique pour la Grande-Bretagne, se souvient bien de sa première rencontre avec Ludwig « Poppa » Guttmann malgré ses 84 ans.

C’était en 1959, à l’hôpital de Stoke Mandeville, une ville de 6000 âmes à l’est de Londres.

Tout juste admise à la suite d’un accident de voiture, elle pleurait lorsqu’un petit homme s’est approché de son lit.

« Il m’a ordonné de sécher mes larmes et de penser à tout ce que je pouvais faire », dit la paraplégique, sourire aux lèvres.

Aussitôt dit, le directeur du centre de rétablissement lui prescrit une routine éreintante : piscine et ébénisterie le matin, physiothérapie et tir à l’arc l’après-midi.

Peu à peu, Margaret retrouve la force et la coordination dans le haut de son corps.

Quinze ans plus tôt, elle n’aurait pas survécu trois mois.

L’arrivée de Ludwig Guttmann à Stoke Mandeville en 1943 avait multiplié par 10 l’espérance de vie des paralysés.

Du jour au lendemain, les plaies de lit et les infections urinaires cessèrent d’être mortelles.
Son secret ? Le sport.

Le réfugié de l’Allemagne nazie a d’abord inventé le polo en chaise roulante pour ses patients. Puis, vint le tir à l’arc.

En 1948, il organise une compétition pour coïncider avec les Jeux d’été de Londres.

Quatre ans plus tard, une équipe néerlandaise se joint au « Grand Festival du Sport Paraplégique ».

Les Jeux paralympiques étaient nés.
Filiation

Ludwig Guttmann vient d’obtenir la place qui lui revenait dans la généalogie de la famille olympique.

À partir de cet été, son buste sera exposé dans chaque ville hôte des jeux, une victoire pour des dizaines d’anciens patients, dont beaucoup de médaillés paralympiques.

« Poppa me faisait chanter à des parties, se souvient Pam Barnard, qui a gagné une médaille d’or en tennis de table en 1976, à Toronto.

Il admirait le fait que j’avais été ballerine et chanteuse avant mon infirmité. »

Mais son dévouement n’avait d’égal que son intransigeance.

Si des malades refusaient de sortir de leur lit, il menaçait de les expulser et tonnait :

« Vos jours paresseux sont terminés ! »
Baptême olympique

Mais sans cette détermination, il n’aurait pas attiré l’attention du comité international olympique qui lui a décerné le prix Fearnley en 1956.

Cette année-là, 18 nations participent au championnat de Stoke Mandeville.

Devenu une sommité dans la réhabilitation des paralysés, Ludwig Guttmann recrute des équipes internationales lors de ses nombreux voyages, quand il n’est pas lui-même l’hôte de délégations étrangères.

Les jeux de Stoke Mandeville se transportent à Rome en 1960 à l’invitation du CIO.

Les ratés sont nombreux.

Les athlètes doivent être portés à leur appartement, situé à l’étage.

D’une épreuve à l’autre, ils sont suivis par un camion militaire chargé de leurs chaises roulantes !

Malgré le coup de pouce du CIO, Ludwig Guttmann n’a pas la permission d’utiliser le terme « olympique » de son vivant.

Ce n’est qu’en 1988, huit ans après sa mort, que les Jeux paralympiques sont entrés officiellement dans l’élite sportive.

« La voie était déjà toute tracée grâce à ses insistances auprès du CIO », fait remarquer Laura Cotton, archiviste au conseil de Buckinghamshire, le comté de Stoke Mandeville.

Mais l’héritage de Ludwig Guttmann transcende le sport, croit son ancien adjoint Hans Frankel.

« Les Jeux de Stoke Mandeville ont initié un changement d’attitude spectaculaire envers les gens en chaise roulante.

Ils sont enfin reconnus comme des citoyens à part entière », dit-il.



Haut de page Article rédigé par .A - Source : La Presse.ca
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