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JUIFS ET NOIRS MINORITAIRES EN OCCIDENT  Imprimer   Envoyer par mail
 


4 juin 2020 / 03h37
- Tobi Cohen, 28 ans, première nigériane officier au sein de l’armée de défense d’Israël

Née d’une mère nigériane et d’un père israélien, elle a grandi au Nigeria et elle est première et la seule femme d’origine nigériane au sein de l’armée de l’État d’Israël, qu’elle a intégré à l’âge de 21 ans.
Tobi Cohen a été, jusqu’en 2015, formatrice adjointe des exercices du commandement du front intérieur dans le district de Haïfa. Elle apprenait aux soldats et aux civils comment réagir en situations d’urgences telles que des attaques de roquettes, des incendies ou tremblements de terre, s’assurant que tout le monde soit prêt à réagir vite et de la meilleure des manières.

Saluée comme l’un des meilleurs officiers de l’armée israélienne, Tobi Cohen a déclaré, en 2015, sur le blog de l’armée de défense israélienne, qu’elle avait grandi en écoutant les histoires de son père qui avait servi dans l’armée en tant que soldat dans le Corps blindé mécanisé et avait toujours rêvé de suivre ses traces. Tobi Cohen a grandi dans l’État de Kano, au Nigeria, avec sa mère et ses sœurs avant de prendre la décision de s’installer en Israël et de rejoindre l’armée. «Depuis que j’avais 3 ans, je savais que je voulais venir en Israël. Mon père est né ici et a servi dans l’armée, et notre maison au Nigeria était pleine d’histoires sur Israël et l’armée. À Rosh Hashana et à Pessa’h (fêtes juives NDLR), nous souhaitions toujours rendre visite à la famille de mon père en Israël et, à mesure que je grandissais, je voulais de plus en plus faire connaissance avec la culture israélienne et renforcer mes liens avec elle. Je voulais un lien plus profond, pour comprendre ce qu’était Israël, et pas seulement à travers des histoires ».


Ainsi, à l’âge de 17 ans, Tobi Cohen émigré en Israël dans le cadre du programme «Young Judaïsm» de l’Agence juive et a, au bout d’un an, elle a rejoint un programme de formation pré-militaire dénommé « Mechina » au Kibboutz Metzar, sur les hauteurs du Golan. Son père l’a accompagnée le jour de son inscription à ce programme.

Au programme Metzar, Tobi Cohen a appris l’hébreu et ses amis l’ont aidée à mieux connaître la société israélienne et à mieux connaître le pays. C’est là qu’elle a déclaré avoir commencé à se sentir plus connecté à l’armée.«Ici en Israël, tout le monde voit l’armée comme quelque chose de très banal . Pour moi, c’était un rêve lointain que je voulais réaliser. Après quelques mois dans l’armée, je voulais déjà devenir officier. Je sais que cela peut paraître étrange, mais je suis tombée amoureuse de l’armée »,avait-elle déclaré.


Néanmoins, Tobi Cohen a concédé que même si déménager en Israël a été un rêve devenu réalité pour elle, il lui était toujours difficile de s’adapter à la vie d’un autre pays. «Les nouveaux immigrants sont souvent gênés et ont honte de parler parce qu’ils peuvent dire quelque chose de mal et j’étais l’une d’entre eux , mais à un moment donné, j’ai réalisé que je ne pouvais pas continuer comme ça. J’ai fait beaucoup d’erreurs en cours de route et c’était difficile, mais ça en valait la peine. J’ai appris l’hébreu rapidement pour me déplacer et mes amis m’ont aidé à m’adapter. Mon père était également très heureux de ma décision de devenir officier dans l’armée israélienne puisqu’il était également officier dans l’armée. Il était aussi ému que moi. Pour lui, c’était un rêve devenu réalité et sa présence m’a vraiment aidé. Ma mère et toute ma famille ont assisté à la cérémonie de remise des diplômes des officiers. C’est très émouvant d’être la première femme officier nigériane au sein de l’armée d’Israël. De toute évidence, je suis tombée amoureuse d’Israël. C’est ma maison et je me vois continuer ma vie ici », avait déclaré Tobi Cohen.

Avant d’être promue lieutenant, Tobi Cohen était sergente des opérations au sein du commandement du front intérieur et a ensuite suivi la formation pour devenir officier. Sa famille, restée au Nigeria, l’a soutenue tout au long de son parcours. « Ils sont venus par surprise me rendre visite en Israël à la fin de la formation d’officiers ».

« Je suis tellement heureuse d’avoir vécu cette expérience. Ce n’était pas facile, je dois l’admettre, mais je ne regrette pas une seule seconde d’avoir fait ce choix. Je pense que l’expérience de l’armée est incroyable et qu’elle vous donne une toute autre perspective de la vie. Peu importe combien de temps un soldat sert, même si c’est une courte période de temps, c’est une expérience qui changera sa vie », a fait savoir le lieutenant Tobi Cohen.

Patrick Ndungidi
Journaliste et Storyteller


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