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COLONISATION ET PEUPLES COLONISÉS, EXPATRIÉS  Imprimer   Envoyer par mail
 


12 décembre 2005 / 08h52
- Mémoire coloniale : le scénario de sortie de crise

LE MONDE | 08.12.05
C'est ce qui s'appelle payer cash", commente un conseiller de Jean-Louis Debré, après l'annonce par Nicolas Sarkozy du report du déplacement qu'il devait effectuer en Martinique et en Guadeloupe, jeudi 8 et vendredi 9 décembre. Cette fois, pourtant, la remarque ne s'adresse pas au ministre de l'intérieur, auquel le président de l'Assemblée nationale s'oppose fréquemment. Elle vise avant tout la "boulette" qu'a constituée, dans un premier temps, l'adoption d'un sous-amendement présenté par le député (UMP) du Nord Christian Vanneste au projet de loi sur la reconnaissance de la nation envers les rapatriés mentionnant "le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord". Et, surtout, après que la polémique a pris de l'ampleur, le rejet par l'UMP, le 29 novembre, de la proposition de loi déposée par le PS visant à abroger ce qui est devenu l'article 4 de la loi du 23 février 2005.

Problème, à présent, comment sortir de la nasse ? D'abord, tenter d'apaiser. Jeudi matin, sur France Inter, Dominique de Villepin a apporté sa note : "Il n'y a pas une mémoire française, mais des mémoires. Certaines sont à vif, écorchées, souffrantes. (...) Il y a la mémoire de ceux qui ont été jetés dans l'antre des galions." Comme le ministre de l'outre-mer, François Baroin, l'avait fait la veille, ou M. Debré lui-même, il a réaffirmé que "ce n'est pas au Parlement d'écrire l'histoire, ce n'est pas son rôle". Toute la garde chiraquienne est mobilisée.

C'est désormais au rapporteur du texte de loi, Christian Kert (UMP, Bouches-du-Rhône), que revient de concrétiser le scénario de "sortie de crise". Le ministre délégué aux anciens combattants, Hamlaoui Mekachera, se voit prié d'accélérer la publication du décret d'application de l'article 3 de la loi du 23 février qui prévoit la création d'une fondation pour la mémoire de la guerre d'Algérie, et des combats du Maroc et de Tunisie. Il devrait être rédigé de manière à ce que la recherche sur les programmes scolaires et universitaires entre dans ses missions. Dès lors, le rapporteur pourra déposer un texte, sous forme de proposition de loi, faisant référence à cette fondation, qui rendra caduque l'application de l'article 4.

A Bernard Accoyer d'y mettre bon ordre. Montré du doigt, le président du groupe UMP de l'Assemblée se voit reprocher de ne pas avoir su résister à la pression des "ultras". Alors que l'Elysée souhaitait en effet "corriger l'erreur" lors de l'examen du texte du PS, les députés du Midi étaient montés au créneau, expliquant que tout retour en arrière aurait pour effet de "se mettre à dos les rapatriés". Ayant obtenu gain de cause, ces élus ont combattu sans ménagement la proposition socialiste (Le Monde du 30 novembre et du 1er décembre). Depuis, les protestations se sont multipliées, jusqu'à la constitution d'un collectif d'élus et d'associations appelant à manifester à l'arrivée du ministre de l'intérieur en Martinique. Ce dernier a alors préféré renoncer à sa visite.

Reste que l'annulation du voyage de M. Sarkozy aux Antilles, le premier d'un ministre de l'intérieur depuis 1982, est un revers pour ce dernier. Le voilà de nouveau affublé des habits du ministre provocateur et droitier. Une partie des collectifs antillais lui reprochait autant ses propos sur les jeunes des banlieues — qu'il promettait de "nettoyer au Karcher" et "débarrasser de la racaille" — que l'article de loi sur le "rôle positif de la présence française" dans les colonies, qu'il n'a pas su empêcher. Dans son entourage, on tentait, mercredi, de minimiser son rôle. "Il n'a rien dit sur cette affaire, il a au contraire essayé de calmer le jeu", plaidait un de ses conseillers.

Néanmoins, ces manifestations d'hostilité constituent un signal inquiétant pour un candidat annoncé à la présidentielle. Son renoncement est aussi exploité. "C'est une capitulation", se réjouissait Christiane Taubira, députée (app. PS) de la Guyane, mercredi à l'Assemblée. "Il a la monnaie de sa pièce, commentait Jean-Marc Ayrault, le président du groupe PS. Sarkozy, malgré la complaisance dont il bénéficie, commence à faire peur."

Aussi l'entourage du ministre de l'intérieur réfléchit-il à l'organisation de plusieurs déplacements en province dans les jours qui viennent pour faire taire les polémiques. Ses conseillers, de plus, estiment que ce contretemps doit plus à la situation politique dans les Antilles qu'à l'image et à l'action du ministre en métropole. En confidence, l'un d'eux souligne la déliquescence du système chiraquien dans les DOM-TOM. (...)
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Article paru dans l'édition du 09.12.05
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-718845@51-715341,0.html
Philippe Ridet et Patrick Roger
CHRONOLOGIE

13 DÉCEMBRE 1974.
Elu sept mois plus tôt, le nouveau président de la République, Valéry Giscard d'Estaing, est attendu à l'hôtel de ville de Fort-de-France. Craignant des dérapages, il annule son déplacement au dernier moment. Ses services de sécurité invoquent des "risques d'embouteillages".

6 DÉCEMBRE 1987.
Le président du Front national, accompagné d'une quarantaine de ses amis, se rend en Martinique pour une réunion des Droites européennes. 3 500 manifestants occupent l'aéroport du Lamentin, où son avion doit se poser. Après une halte sur le tarmac de Pointe-à-Pitre, il est contraint de regagner Paris.

26 DÉCEMBRE 1997.
Arrivé à 15 h 15 au Lamentin pour une escale à destination de Porto Rico, M. Le Pen est pris à partie par une cinquantaine de militants indépendantistes et antiracistes, lui reprochant notamment ses propos sur l'"inégalité des races".








Haut de page Article rédigé par Y.M - Source : www.lemonde.fr
 

- L'Afrique doit prendre son avenir en main
Diplomatie. Souleymane Cissé, cinéaste malien, analyse les relations entre la France et le continent. Par Thomas HOFNUNG Libération, samedi 03 décembre 2005


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