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COLONISATION ET PEUPLES COLONISÉS, EXPATRIÉS  Imprimer   Envoyer par mail
 


12 décembre 2005 / 09h17
- Colonisation : Chirac lance une réflexion de trois mois

Avec AFP [LE FIFARO, 09 décembre 2005]
Le président de la République a confié à Jean-Louis Debré une mission sur les prérogatives du Parlement en matière d'histoire et de mémoire nationales. Cette réflexion qui doit apaiser les esprit après la polémique sur la loi mentionnant le «rôle positif» de la colonisation, devrait fournir ses conclusions dans trois mois.

Jacques Chirac a tenté vendredi de calmer la polémique sur «le rôle positif» de la colonisation française en annonçant la création d'une «mission pluraliste» qui devra faire rapidement des recommandations.

Cette annonce a été accueillie favorablement dans les rangs de la majorité. Mais les responsables du PS, du PCF, du PRG, des Verts et de la LCR ont - fait exceptionnel - signé une pétition unitaire pour demander l'abrogation de l'article contesté de la loi du 23 février 2005 sur les rapatriés, à l'origine de la controverse.

Le chef de l'Etat est intervenu par une déclaration solennelle radio-télévisée, réservée aux événéments graves ou importants (guerre en Irak ou prise d'otages de Français).


«Il faut maintenant que les esprits s'apaisent», «que vienne le temps d'une réflexion sereine dans le respect des prérogatives du Parlement, dans la fidélité à nos idéaux de justice, de tolérance et de respect, dans un esprit d'unité et de rassemblement», a-t-il dit.

Il a annoncé la création d'une «mission pluraliste pour évaluer l'action du Parlement dans les domaines de la mémoire et de l'Histoire» qui «devra écouter toutes les sensibilités» et «s'entourer d'historiens».

Elle devrait rendre ses conclusions dans un délai de trois mois, a indiqué M. Chirac qui sera «très attentif aux recommandations qu'elle fera».

Le chef de l'Etat a chargé de cette mission le président de l'Assemblée Jean-Louis Debré. Ce dernier a aussitôt fait savoir qu'il entamerait ses consultations «dès la semaine prochaine».

Il a aussi demandé au gouvernement que la Fondation sur la mémoire, prévue dans la loi du 23 février, soit créée «dans les meilleurs délais».

Jacques Chirac s'est gardé de trop s'avancer et de demander aux parlementaires l'abrogation de l'article 4 de la loi comme le réclame la gauche. Cet article stipule que «les programmes scolaires reconnaissent le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord».

Le chef de l'Etat a toutefois marqué son sentiment en affirmant que «dans la République, il n'y a pas d'histoire officielle». «Ce n'est pas à la loi d'écrire l'histoire. L'écriture de l'Histoire, c'est l'affaire des historiens».

La France, a reconnu M. Chirac, «a connu des moments de lumière et des moments plus sombres. (...) C'est un héritage que nous devons assumer dans le respect des mémoires de chacun, des mémoires parfois blessées».

«L'Histoire, c'est la clé de la cohésion d'une nation, mais il suffit de peu de choses pour que l'histoire devienne un ferment de division, que les passions s'exacerbent, que les blessures du passé se rouvrent», selon lui.

Introduit en catimini par un député UMP, l'article 4 était passé partiquement inaperçu, avant de provoquer de nombreuses protestations en Algérie, retardant la conclusion d'un traité d'amitié entre les deux pays.

Ces derniers jours c'est auprès des Français d'outre-mer, descendants d'esclaves ou de colonisés, que la loi a suscité le plus de passions, au point de forcer le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy à renoncer au voyage qu'il devait faire à partir de mercredi aux Antilles.

Celui-ci a salué la «formule de sagesse» adoptée par M. Chirac, estimant qu'abroger la loi litigieuse «aurait été engager la France dans une repentance généralisée qui n'a pas lieu d'être».
(...)

POUR LIRE LA SUITE
http://www.lefigaro.fr/politique/20051209.FIG0300.html?222414





Haut de page Article rédigé par Y.M - Source : lefigaro.fr
 

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