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COLONISATION ET PEUPLES COLONISÉS, EXPATRIÉS  Imprimer   Envoyer par mail
 


12 décembre 2005 / 09h19
- Colonisation : Matignon cherche l'apaisement

Pour Dominique de Villepin, «ce n'est pas au Parlement d'écrire l'histoire». Bruno Jeudy [LE FIGARO, 09 décembre 2005]
COMMENT désamorcer la polémique sur la «mémoire coloniale», sans désavouer les députés UMP ? Confronté à ce casse-tête depuis deux jours, le gouvernement cherche une issue dans cette affaire qui prend des proportions démesurées. Une fois n'est pas coutume, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy sont embarqués dans la même galère. Le chef du gouvernement a même profité de son passage, sur France Inter, pour venir au secours de son numéro deux contraint d'annuler, la veille, sa visite aux Antilles. «Je comprends très bien sa décision», a-t-il dit.


Dominique de Villepin a a implicitement condamné le contenu de la loi sur le «rôle positif» de la colonisation française. En soulignant qu'il n'appartenait pas au Parlement «d'écrire l'Histoire», le premier ministre s'est désolidarisé des députés UMP qui ont refusé d'abroger, le 29 novembre, l'article 4 de la loi du 23 février 2005 sur les rapatriés. Un article controversé qui stipule que «les programmes scolaires reconnaissent le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord». Plusieurs ministres et le président de l'Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, sont également montés au créneau. Bref, tout le monde est sur le pont pour ramener «l'apaisement et la sérénité», notamment aux Antilles.


«Je suis harcelé de lettres»

Mais il semble que ces paroles d'apaisement ne suffisent pas. «Je suis harcelé de lettres», confie Dominique de Villepin. François Hollande pour le PS et Jean-Christophe Lagarde pour l'UDF lui ont écrit pour réclamer l'abrogation du texte. De nombreux collectifs outre-mer ont aussi demandé rendez-vous au chef de l'Etat et au premier ministre. Chirac et Villepin ont, en tout cas, «travaillé ensemble» sur ce sujet mais aucune intervention du président n'était programmée hier soir.


Reste qu'à ce jour, ni l'Elysée ni Matignon, et encore moins le groupe UMP à l'Assemblée n'ont trouvé le scénario de sortie de «crise». Pas question de revenir sur ce texte comme le suggère Léon Bertrand, ministre du Tourisme et élu UMP de Guyane. Dans une lettre à Nicolas Sarkozy et au président du groupe UMP à l'Assemblée Bernard Accoyer, le seul ministre issu des DOM-TOM exprime sa «déception» et «souhaite que l'on puisse revenir sur cet article».


Bernard Accoyer continue de défendre ce texte : «Reve nir sur cette loi créerait incompréhension et douleur pour beaucoup de nos compatriotes en particulier chez les harkis.» Hier, il a proposé d'appliquer «sans tarder» l'article 3 de cette loi qui prévoit la mise en place d'une «fondation de la mémoire de la guerre d'Algérie, des combats du Maroc et de Tunisie». Cette fondation serait chargée d'établir un «bilan équilibré et complet» de l'histoire de la colonisation française.


Mais cette affaire aura permis aussi au premier ministre de donner une leçon à son numéro deux. Inter rogé sur les propos de Nicolas Sarkozy – de «Kärcher» à «racaille» –, Villepin a mis en garde contre «les mots qui peuvent blesser». «Il faut écouter les souffrances», a-t-il ajouté en citant les écrivains martiniquais Aimé Césaire, Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau, qui ont dénoncé les propos du président de l'UMP. Plus explicites, les conseillers du premier ministre insistent sur le fait que «c'est plus la personne de Nicolas Sarkozy qui est visée par les critiques que la politique du gouvernement». Un ministre villepiniste rappelle que le premier ministre compte des amis en Martinique et en Guadeloupe.
(...)
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http://www.lefigaro.fr/politique/20051209.FIG0280.html



Haut de page Article rédigé par Y.M - Source : lefigaro.fr
 

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