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JUIFS ET NOIRS MINORITAIRES EN OCCIDENT  Imprimer   Envoyer par mail
 


6 novembre 2008 / 15h21
- Maintenant, je pense que je vais mettre ma photo sur mes CV

LE MONDE | 06.11.08
Heureux", "fiers", mais aussi "surpris". La victoire de Barack Obama, mardi 4 novembre, ravit les personnes d'origine antillaise et africaine. Reste que cet "espoir" né de l'élection du sénateur de l'Illinois à la Maison Blanche a vite laissé place à un constat d'immobilisme au sujet de la situation des Noirs en France.

Pour Maïa Melyon, juriste de 27 ans, la victoire du candidat démocrate est "incroyable". Métisse d'origine guadeloupéenne, elle a suivi la nuit électorale avec son père et sa soeur. "On a passé la nuit à zapper entre Canal+ et CNN. En même temps, on regardait les prix des billets d'avion pour aller à Washington, le jour de l'investiture. Cinq minutes après les résultats de l'élection, on a réservé nos places !", s'enthousiasme-t-elle.

La victoire d'Obama est un peu la sienne. "Je me reconnais en lui. Sa victoire me donne un grand sentiment de fierté. J'ai tout de suite pensé aux gens qui se sont battus pour les droits civiques, à ceux qui sont encore victimes du racisme ordinaire. Ce vote, c'est aussi la victoire du métissage." Une fierté mêlée de joie. Qui se manifeste partout. "Ce matin dans le métro, entre Noirs, on se faisait des clins d'oeil, des sourires." Comme pour dire "on a gagné".

"ON PEUT LE FAIRE"

Un tel scénario en France ? Maïa n'y croit pas. "Le système ne permet pas de voir émerger un candidat jeune avec seulement deux ans d'expérience au niveau national", estime la juriste. Pour son père, Gérard Melyon, 55 ans, professeur des universités à Paris-VI (Pierre-et-Marie-Curie), "cette élection est un symbole très fort. Maintenant, tout est possible ! On nous dit qu'on est français, mais on n'a pas accès aux mêmes fonctions que les autres. Quand j'ai commencé à la Sorbonne, j'étais le seul professeur antillais, raconte-t-il. Même si je n'ai jamais souffert de racisme, j'ai toujours senti que les portes ne s'ouvriraient pas facilement."

Pour ce professeur de gestion né en Guadeloupe, la victoire de M. Obama ouvre de nouvelles perspectives. "Si les Américains l'ont fait, on peut le faire !" Mais cela doit aussi amener à se remettre en question : "Il faut que nous, Antillais de France, nous nous demandions comment on doit se comporter pour avoir la place que l'on mérite. Et avoir de l'ambition."

Tout n'est pourtant pas acquis. Catherine Baldo, 26 ans, d'origine camerounaise, diplômée en négociations stratégiques, pense qu'"il faut se battre deux fois plus. En France, on est en retard sur les questions de couleur". Surtout, Catherine estime que, grâce à la victoire de Barack Obama, "le regard des Blancs va changer". "Quand on allumera la télé, on verra autre chose qu'un sportif ou un chanteur. On verra le chef de la première puissance mondiale." A la recherche d'un emploi depuis trois mois, elle explique : "Jusqu'à hier, je ne mettais pas ma photo sur mes CV. Maintenant, je pense que je vais le faire. Je suis super fière d'être métisse aujourd'hui."

Cet optimisme n'est pas toujours partagé. Pour Thomas Camara, ancien thésard en informatique, la victoire de Barack Obama ne "se transpose pas forcément à la France. Nos histoires sont différentes, affirme le trentenaire à double origine sénégalaise et martiniquaise. On n'a pas eu à mener les mêmes batailles pour obtenir des droits".

Il ne croit pas qu'une personne de couleur puisse être élue à l'Elysée avant longtemps. Et d'ajouter, ironique : "En politique, le dernier Noir à avoir eu des fonctions importantes, c'est Gaston Monnerville. Le président du Sénat en 1968."

Abel Mestre
Article paru dans l'édition du 07.11.08
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0,50-1115645,0.html



Haut de page Article rédigé par E.Y - Source : lemonde.fr
 

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