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JUIFS ET NOIRS MINORITAIRES EN OCCIDENT  Imprimer   Envoyer par mail
 


20 aôut 2009 / 02h18
- A Guedera, une politique sociale pour les jeunes éthiopiens

Né du partenariat entre l’UJC (United Jewish Communities), le Keren Ha-Yesod et le gouvernement israélien, l’ENP a pour mission de ’’permettre aux jeunes Éthiopiens-israéliens de mettre à...
A Guedera, une politique sociale pour les jeunes éthiopiens

Par Raphaëlle Elkrief pour Guysen International News

Mardi 18 août 2009 à 23:31

Chaque après-midi, les étudiants éthiopiens de la ville de Guedera, petite ville de 15000 habitants près de Rehovot, sortent de l’école. Chaque après-midi, le même défi : se trouver une occupation. Pour éviter qu’ils ne choisissent la facilité, arpentant des heures les rues de la ville, l’Ethiopian National Project (ENP) a mis en oeuvre une véritable politique sociale ; les centres d’animations, dès 16h00, accueillent des jeunes, en quête de distraction.

Ordinateurs, salle de jeu, activités sportives…, ce ne sont pas les activités qui manquent au Centre de Sensibilisation pour les jeunes Ethiopiens de Guedera. Cette semaine, les « Cinq sens » sont à l’honneur. Les jeunes membres du Centre ont pu éveiller leurs papilles en testant leur connaissance sur le chocolat, avant de s’émerveiller devant les tours de passe-passe de Yuval Keren, magicien israélien.
’’On aime bien se retrouver ici, passer de bons moments, il y a plein d’activités !’’ explique Eitan, 12 ans. ’’Mes parents me poussent à venir ici, c’est plus amusant que de traîner dehors’’, ajoute la jeune Quessa.

Né du partenariat entre l’UJC (United Jewish Communities), le Keren Ha-Yesod et le gouvernement israélien, l’ENP a pour mission de ’’permettre aux jeunes Éthiopiens-israéliens de mettre à profit leur potentiel, d’améliorer leur mobilité sociale et ainsi leur permettre une meilleure intégration dans le monde du travail’’, nous explique Neguist Menguesha, directrice de l’ENP.

Celle-ci n’hésite pas à rappeler les grands chiffres qui caractérisent aujourd’hui cette frange de la population. En 2008, on recense 110 000 israéliens d’origine éthiopienne, dont 31% de natifs. 50% d’entre eux ont moins de 19 ans. Originaires d’une société principalement agricole, leurs compétences sont difficiles à mettre en avant sur le marché du travail. De ces difficultés d’intégration découlent des chiffres inquiétants : Le taux de chômage caracole à 21% et 70% de la population éthiopienne vit sous le seuil de pauvreté, la délinquance juvénile et les violences domestiques sévissent.

’’Le plus grand obstacle à l’absorption de la communauté éthiopienne est le système éducatif. C’est la seule voie qui permettra de gravir les échelons de l’échelle sociale et qui jouera un rôle clef dans leur futur’’, selon l’Association des Juifs Ethiopiens d’Israël.

Conscient des enjeux de l’éducation pour une intégration réussie, c’est presque tout naturellement que l’ENP a concentré ses efforts sur les jeunes de 13 à 18 ans.
L’organisme propose des heures de soutien scolaire après les classes, mais aussi un accès à des centres de jeunesse, dont les ateliers sont axés en priorité sur la prévention contre les dangers de la drogue et de l’alcool, ainsi qu’à la préparation à l’armée. L’ENP propose également un programme visant à autonomiser la communauté éthiopienne, en agissant pour la formation de dirigeants communautaires au niveau local et national.

Lancés depuis 2004, ces programmes opèrent dans plus de 25 villes israéliennes (Ramleh, Rehovot, Beer-Shev’a, Ashkelon , etc.…) auprès de 7 500 lycéens et étudiants.
Et les actions entreprises sont couronnées de succès : 73% des étudiants recevant un soutien scolaire de la part de l’équipe de l’ENP passent avec succès l’examen équivalent au baccalauréat, contre une moyenne de 41% au niveau national. Toujours grâce au soutien scolaire, 37% d’entre eux sont éligibles à l’entrée à l’université, contre 19% pour l’ensemble de la population éthiopienne en âge d’accéder aux études supérieures.

Des résultats encourageants qui sont évalués par ’’Myers-JDC-Brookdale Institute’’, centre de recherche sur la société israélienne et le monde Juif. « Nos décisions sont en permanence évaluées par des instituts comme Brookdale. Si ce que nous entreprenons n’est pas effectif au regard des résultats, nous ré-envisageons alors nos programmes » explique N. Menguesha. Pour Jack Habib, directeur du Myers-JDC-Brookdale Institute, ’’l’ENP a apporté une énorme contribution, a renversé des tendances négatives, comme des taux d’absentéisme record à l’école, ou des chiffres de la délinquance, inquiétants’’.

’’On ouvre de moins en moins de casiers judiciaires pour les jeunes éthiopiens, le maire de Beer-Shev’a nous a même félicités’’, explique la directrice de l’ENP. ’’Le regard des professeurs sur les étudiants éthiopiens s’améliore. La conséquence, c’est moins de discrimination, et donc une meilleure mobilité… Tous ces changements dans la communauté ont un impact formidable’’.

Mais l’ENP se retrouve aujourd’hui confronté à d’importants défis. Malgré tous ces succès, l’organisation ne peut s’occuper que de 8000 étudiants sur les 16 000 qui pourraient bénéficier de ce programme. ’’Avec la restriction des budgets cette année, pour une place, j’ai six candidats qui sont laissés pour compte’’, explique N. Menguesha.

’’C’est une obligation morale pour Israël et les juifs de la diaspora que de s’inquiéter du sort de cette communauté. On ne peut pas simplement aller les chercher puis les laisser sans assistance, c’est une question de responsabilité morale’’, conclut-elle.




Haut de page Article rédigé par M.t - Source : Guysen International News
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