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24 octobre 2010 / 21h28
- L’économie israélienne un atout pour la paix au Proche-Orient ? Conférence à l’ESG le 24 octobre 2010

Ceux qui ont connu Israël avant les 20 glorieuses high-tech (1990-2010), savent que les choses n’allaient pas de soi.

Israël était un pays en voie de développement sympathique avec ses autobus Egged, ses coopératives agricoles, ses téléphones à jetons, sa télé en noir et blanc, son inflation à 2 chiffres…Environnement hostile, pas de ressources naturelles, faible population, immigration démunie, fondement collectiviste…Israël ne démarrait pas avec une cuillère en argent dans la bouche.


Le lancement réussi du capital-risque par l’Etat il y a 20 ans, l’essor d’une industrie de défense nationale pour compenser l’effet du boycott et l’avènement de l’économie numérique ont propulsé Israël sur le devant de la scène technologique. Opportunément, la grande immigration russe est venue renforcer la la Silicon Valley israélienne naissante et y injectant une bonne dose de science soviétique (spatiale, aéronautique, électronique, mathématique…). Ainsi, par choix stratégique, Israël s’est tourné vers sa plus grande ressource, renouvelable et inépuisable: la matière grise. L’Etat, les universités, l’armée, l’industrie, les financiers privés ont joué le jeu: tout devait concourir à hisser intelligemment le pays aux avant-postes mondiaux.


La recherche industrielle a été financée avec brio par les Chief Scientists successifs (tous les chief scientist israéliens sont devenus des personnages de légende comme les grands chefs de guerre: Ygal Erlich, Shuki Gleitman, Orna Berry, Carmel Vernia, Elie Opper); les centres de recherches universitaires se sont dotés d’unités de valorisation très efficaces (Yeda, Ramot, Yssum, Hadasit, BGN technologies, Biorap technologies, Bar Ilan R&D, T3 …); Tsahal a fourni les bases d’une grande partie du high-tech numérique (les unités d’élite, Mamram, 8200 et consorts ont livré au pays un important contingent de serial entrepreneurs); Israel Aerospace Industries a pris en charge la conquête spatiale via, entre autres, sa business unit MBT ; Rafael, Elbit et beaucoup d’autres ont assuré la supériorité militaire durable de l’Etat hébreu, les grands fonds de capital risque, (comme Pitango, Gemini, Carmel, Clal, Genesis, JVP, Ofer et des dizaines d’autres….) se sont constitués des portefeuilles de rêves, un pied à Hezlyah, l’autre à Boston ou à Menlo Park. Et d’Eilat, sur les rives de la Mer Rouge, à Katzrin près de la frontière syrienne, les incubateurs ont maillé l’ensemble du territoire israélien de mini-centres de recherche: au pied des volcans du Golan, sur les collines de Galilée, à Jérusalem, au coeur du désert …partout s’est développé l’esprit start-up.


Les multinationales, américaines en majorité, ont accompagné et amplifié le mouvement en se dotant de grands centres de recherche en Israël. Plus d’une centaine au total qui emploient localement des milliers d’ingénieurs et de chercheurs de haut niveau.
Quel rapport avec la paix au Proche-Orient ? Le modèle tout d’abord: les voisins d’Israël, même hostiles ne songent plus à contester la valeur de la Silicon Valley israélienne qui crée de la richesse à partir de la matière grise. Même en situation tendue, les sociétés conjointes et des partenariats existent entre israéliens et palestiniens y compris sur des technologies d’avant-garde comme le cloud computing ou les nanotechnologies. En matière de sécurité la plupart des Etats arabes modérés sont clients d’Israël par l’intermédiaire de faux nez occidentaux et reconnaissent de facto la suprématie et la valeur technologique de l’Etat hébreu.

Jusqu’à l’Iran qui par mimétisme se jette en une compétition appliquée sur les traces d’Israël. Sur le terrain spatial, sur les avions sans pilote, sur les biotechnologies et les cellules souches, les nanotechnologies, et même depuis peu sur la cyberdéfense, l’Iran tente d’imiter point par point son meilleur ennemi…Reste à copier l’un des principaux facteurs de succès de la silicon valley israélienne: la liberté (de s’exprimer, d’entreprendre, de voyager, de critiquer, de partir , de revenir, de dire “nim’as li” -ras le bol- etc…) et puis la carotte du jackpot pour les plus talentueux, l’IPO (introduction en bourse) ou la M&A (fusion-acquisition) qui rapporte une pluie de dollars aux plus audacieux. Même Tsahal parle désormais de ce jackpot dans les campagnes de recrutement pour les unités d’élite digitales.

Les voisins d’Israël n’en sont pas encore là. Cependant les lignes bougent. La science iranienne a des fondements occidentaux très forts (certes combinés au génie local): l’une des plus prestigieuses universités du pays Sharif University s’est développée avant la révolution de 79 avec les apports massifs de Stanford, Berkeley et du MIT, grands partenaires d’Israël. C’est aussi aujourd’hui l’un des plus grand foyer de contestation. En Arabie, l’une des plus modernes universités du monde; KAUST (King Abdullah University of Science and Technology) vient de voir le jour avec l’appui de grandes multinationales américaines implantées en Israël comme IBM. Idem pour les nanotechnologies égyptiennes qui prennent leur essor grâce encore à IBM…Les très bons ingénieurs informatiques jordaniens formés entre autres par Oracle travaillent main dans la main avec l’industrie américaine et à un clic de leurs voisins d’outre-jourdain. Siemens est très implantée en Israël et participe à l’essor de la ville technologique de Madras à Abu Dhabi (et équipe l’Iran, avec un peu moins de succès toutefois). Microsoft, présente partout, coopère aussi bien avec Tsahalqu’avec l’Autorité Palestinienne. Intel est insider en Israël et en Arabie Saoudite, Motorola fait sa R&D en Israël et vend à de nombreux pays arabes… Les exemples de ce type sont légion et connus de tous.


Le high-tech israélien avant d’être ambassadeur, est cependant avant tout: le meilleur bouclier d’Israel en lui offrant une prospérité durable et une avance technologique permanente sur ses adversaires. Comme on vient de le voir, le véritable atout pour la paix régionale est à chercher aujourd’hui du côté des très nombreuses multinationales comme IBM, HP, Motorola, Cisco, Microsoft, Siemens, Alcatel Lucent…présentes à la fois en Israël et dans le monde arabe. Les grandes sociétés technologiques mondiales sont donc non seulement les moteurs de l’importante révolution industrielle qui s’annonce (convergence nano-bio-info) mais également les principaux constructeurs de la paix, par l’économie. A suivre.
Dominique Bourra, CEO NanoJV.
Copyrights Nanojv: http://nanojv.com

http://nanojv.files.wordpress.com/2010/10/ibm.jpg
(*) Conférence organisée par Frederic Encel, Pr à l’ESG et directeur de la chaire de prévention des risques énergétiques.




Haut de page Article rédigé par .A - Source : JSS
 

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